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Toute sa tête à motoneigeLa motoneige une industrie représentant annuellement six milliards de dollars en ventes en Amérique du Nord ne fait que gagner en popularité. Si la majorité des motoneigistes sont prudents, comment se fait-il que 90 Canadiens perdent la vie chaque année lors dincidents mettant en cause la motoneige? La boisson, la noirceur et la noyadeL'alcool est en cause dans environ trois quarts des incidents impliquant une motoneige. Soixante-treize pour cent des incidents surviennent entre 18 h et 6 h. Signalons que la noyade est la cause principale des décès, et que le groupe d'âge de 15 à 24 ans affiche le taux le plus élevé de décès et de blessures, suivi des 25 à 34 ans. Ces décès sont très faciles à prévenir. Les motoneigistes qui prennent leur sport au sérieux sont toujours à abri des problèmes. En revanche, les amateurs de sensations fortes qui font de la vitesse et qui ne tiennent pas compte des règles, courent le plus de risques de perdre la vie. Ils font de la motoneige après avoir pris un verre, ou font un usage abusif des machines très performantes pouvant filer jusquà 190 km/h. Ils traversent les routes, les plans d'eau et toute autre surface à vive allure peu importe épaisseur de la glace ou létat du terrain.
Les règles et peines pour conduite en état débriété qui sappliquent aux automobilistes s'appliquent également aux motoneigistes. Les peines sont nombreuses : amendes, suspension du permis de conduire, casier judiciaire, de même que emprisonnement pour les récidivistes. De plus, les motoneigistes sont tenus de porter un casque, quoique certains ne le portent pas. Il est très difficile de mettre en application les lois sur les véhicules tout terrain. Et les lois difficiles à mettre en application naméliorent pas les choses. Il est donc important que les Canadiens cherchent de meilleurs moyens pour prévenir les pertes de vie et blessures chez les motoneigistes. |
Rapport de l'Institut canadien d’information sur la santé (2006) |
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