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Le Canada relève le défi de la sécurité routière

Repli des décès de la route / Ontario affiche le plus faible taux de décès /
L'unité dans la sécurité routière

Le Canada se fixe pour objectif officiel en matière de sécurité routière de se doter des routes les plus sécuritaires au monde. Quels progrès avons-nous faits jusqu'à présent ?

Le rapport de janvier 2003 sur les décès des usagers de la route dans les pays de l'OCDE révèle que le Canada affiche le troisième plus bas taux de décès des usagers de la route, non loin derrière les pays scandinaves (la Suède, la Finlande et la Norvège) et la Suisse. Ce constat fut établi à partir du nombre de décès par 100 000 habitants et du nombre de décès par milliard de kilomètres parcourus. Le R.-U. et les Pays-Bas, qui enregistrent des taux de décès plus bas basés sur la population, n'ont fourni aucune donnée sur le nombre de kilomètres parcourus.

Les milieux de conduite au Canada diffèrent beaucoup de ceux en Europe et dans les pays scandinaves. Les distances à parcourir sont par exemple plus longues au Canada et l'état des routes varie d'une région à l'autre. Si le code de la route relève des provinces canadiennes, il est du ressort du gouvernement central de chaque pays d'Europe. Cette situation explique pourquoi certaines approches (telles que la mise en application du radar photographique) ne sont pas uniformément mises en oeuvre dans toutes les provinces et tous les territoires.

Repli des décès de la route

Selon les plus récentes statistiques de Transports Canada, le nombre de décès de la route poursuit sa tendance à la baisse. En 2001, on dénombrait 2 778 décès de la route, en baisse de cinq pour cent par rapport à 2000. Quoique ce chiffre semble très élevé, il s'est retranché d'un tiers depuis 1982, année où on dénombrait 4 169 décès.

Le nombre d'usagers de la route blessés ne s'est pas replié de façon aussi marquée que les décès, ayant passé de 225 717 en 1982 à 221 158 en 2001. Durant cette période de vingt ans, le nombre de conducteurs titulaires d'un permis de conduire a progressé de près de 40 pour cent, ce qui veut donc dire que le taux de blessures est maintenant plus faible.

Malgré ces progrès remarquables, le Canada enregistre chaque semaine plus de 50 décès et 600 blessures qui sont attribuables aux collisions de la route. La Vision sécurité routière 2010 vise à réduire le nombre d'usagers de la route tués à moins de 2 100 d'ici 2010.

Alliée à la sensibilisation de la population, la mise en application vigoureuse sera essentielle à la réalisation de cet ambitieux objectif. Les statistiques de 2001 viennent à ce sujet confirmer les priorités que se fixent les provinces et territoires canadiens dans les domaines suivants :

Ceintures de sécurité - Si 90 pour cent des automobilistes portent toujours leur ceinture de sécurité, près de 40 pour cent des automobilistes tués et près de 20 pour cent de ceux blessés grièvement ne portaient pas de ceinture de sécurité.

Conduite en état d'ébriété - Près de 30 pour cent de l'ensemble des automobilistes décédés avaient un TA supérieur à la limite permise. Environ 70 pour cent de ces automobilistes avaient un TA qui était plus de deux fois la limite permise.

Personnes âgées - Le tiers des piétons décédés avaient 65 ans et plus. (Si on se fonde sur le nombre de kilomètres parcourus, les études démontrent que les automobilistes âgés sont également impliqués dans un nombre de collisions supérieur à la moyenne.)

Ontario affiche le plus faible taux de décès

Moins de personnes ont perdu la vie sur les routes ontariennes en 2001, et ce toutes les autres années confondues, depuis 1950. Si le nombre de personnes décédées dans des collisions demeure élevé (845), le taux de décès en Ontario était le plus faible en Amérique du Nord. Ce bilan positif est attribuable aux efforts permanents et proactifs déployés par le gouvernement provincial et ses nombreux partenaires afin d'améliorer le comportement au volant, l'état des véhicules et la sécurité des infrastructures.

En 1972, le taux de décès de la route a atteint son paroxysme, soit 5,24 décès par 10 000 automobilistes, comparativement à 1,02 par tranche de 10 000 en 2001.

On retrouve dans le Rapport annuel sur la sécurité routière de l'Ontario la liste des facteurs en cause dans les collisions. La base de données ayant servi à l'élaboration de ce rapport annuel permet à la province de cibler les comportements au volant et les conditions de conduite les plus dangereux. D'autres provinces tiennent également des données sur les collisions de la route. Les rapports préparés à l'aide de ces données constituent un outil précieux dans l'établissement des priorités en matière de sécurité.

Par exemple, 149 (18 pour cent) des décès de la route en Ontario en 2001 étaient attribuables à l'excès de vitesse ou à une vitesse trop élevée pour l'état de la route. De plus, 72 collisions mortelles mettaient en cause des automobilistes qui avaient omis de céder le passage, et 69 autres décès impliquaient des automobilistes qui n'avaient pas respecté un dispositif de signalisation.

L'unité dans la sécurité routière

Qu'il s'agisse des lois sur le port de la ceinture de sécurité ou de la délivrance de permis par étapes, les provinces et les territoires au Canada ont su adopter des mesures de sécurité efficaces au fil des ans. Au niveau fédéral, la loi contre l'alcool au volant est une des lois les plus sévères au monde. La mise en application rigoureuse de ces lois et règlements est essentielle au progrès.

Vision sécurité routière 2010 se fixe entre autres pour objectifs de réduire le nombre de victimes découlant du non-usage des systèmes de retenue, de l'alcool au volant, des collisions mettant en cause l'excès de vitesse ou survenant à une intersection, de même que du comportement des automobilistes à risque. Le Canada prend des mesures relativement à ces priorités et autres. À titre d'exemple, le Groupe de travail sur la sécurité en matière de vitesse et d'intersections a proposé des stratégies mettant l'accent sur l'éducation et la sensibilisation, la recherche, l'infrastructure routière et des normes, et la mise en application, afin de s'attaquer à la sécurité en matière de vitesse et d'intersections.

Quoique les enjeux politiques puissent semer la controverse dans les provinces et territoires, tous s'entendent sur les principales stratégies en matière de sécurité routière. Se doter des routes les plus sûres au monde est un objectif de taille que tous les ordres de gouvernement tiennent résolument à atteindre.

Le Canada est entrecroisé de plus d'un million de kilomètres de routes ; le R.-U. de 372 000 km ; et la Suède de 138 000 km.

Le vice-président du Conseil canadien de la sécurité, Mark Yakabuski, en train de remettre une plaque au ministre ontarien des Transports, Frank Klees, en reconnaissance du bilan exceptionnel de l'Ontario dans le domaine de la sécurité routière. (avril 2003)

Sources
Rapport annuel sur la sécurité routière de l'Ontario - 2001
Statistiques sur les collisions de la route au Canada - 2001
PRI-News, janvier 2003, statistiques de l'OCDE


Prévention au Canada
(juillet 2003)

Statistiques sur les collisions de la route au Canada - 2001

Au Québec, 615 personnes sont décédées dans des accidents routiers en 2001, comparativement à 765 l'année précédente, soit une diminution d'environ 20 pour cent. Il faut remonter à 1948, avec 566 décès, pour retrouver un meilleur bilan.


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