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Hé conducteurs endormis, réveillez-vous !
Chaque année, les policiers doivent enquêter sur des « accidents mystérieux ». Dans bien des cas, ces incidents semblent impliquer un conducteur fatigué qui s'est endormi au volant. Un accident mystérieux type survient habituellement lorsqu'un véhicule quitte sa voie, pour ensuite se retrouver sur la voie en sens inverse et heurter de plein de fouet un autre véhicule, tournant souvent au tragique.
Les conducteurs qui manquent de sommeil peuvent éprouver de la difficulté à exécuter des tâches qui nécessitent coordination et vigilance. Même le fait d'être privé de quelques heures de sommeil peut réduire de façon importante les facultés du conducteur, notamment la capacité de juger ou de maintenir la vitesse, et de rester sur la bonne voie. La fatigue a également pour effet de réduire le temps de réaction, d'affaiblir le jugement et d'accroître les risques de collision.
Aucune excuse
Dans l'enquête 2002 Nerves of Steel, un conducteur sur dix avait admis s'être endormi an volant au cours de l'année écoulée, comprenant entre autres s'assoupir pendant une fraction de seconde. Plus de la moitié des répondants reconnaissent avoir conduit lorsqu'ils étaient somnolents.
Le problème de somnolence au volant est en partie attribuable à nos styles de vie trépidants. Il est ressorti de l'enquête précitée que 30 % des répondants (45 % ayant moins de 30 ans) avaient déclaré avoir réduit leurs heures de sommeil pour accomplir davantage de tâches durant une journée. Au nombre des autres facteurs, il y a les troubles de sommeil reliés à l'apnée ou au travail par quarts, ainsi que les longues distances que les Canadiens parcourent. L'un des tronçons routiers le plus achalandés au pays est celui de Montréal-Windsor. Pour parcourir cette distance en Europe, il faudrait traverser toute la France et la moitié de l'Allemagne. La monotonie des routes canadiennes est un autre facteur qui accroît la fatigue.
Rien ne justifie la somnolence au volant. Il s'agit d'une forme de fatigue qui affaiblit les facultés. Un conducteur prudent ne devrait jamais prendre le volant lorsqu'il est fatigué. Si vous arrivez à peine à garder les yeux ouverts, ne prenez pas le volant. Point à la ligne.
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www.fatigueauvolant.ca (2006)
Prévention au Canada
(juillet 2002)
À fond de train, à bout de nerfs et somnolent
Comment combattre la somnolence au volant
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