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Les attitudes des Canadiens et Canadiennes à l'égard de l'application du code de la route

Entre le 22 décembre 2000 le 15 janvier 2001, Environics Research Group mena une enquête nationale auprès de 2 114 Canadiens d'âge adulte. Les résultats de cette enquête ont une marge d'erreur de ±2,2 p. 100 et jouissent d'un niveau de confiance de 95 p. 100.

A. Application du code de la route

Si la plupart des Canadiens se disent satisfaits de l'application du code de la route par les services de police, une importante minorité croit qu'il faut faire davantage.

Une majorité de 55 p. 100 des Canadiens considère que les services de police appliquent assez bien le code de la route, y compris les barrages routiers, le radar, les zones de vitesse contrôlée, de même que la présence de policiers dans leur collectivité. Par contre, une importante minorité (38 %) croit qu'on n'applique pas assez sévèrement le code de la route. Seulement 5 p. 100 des répondants estiment que les policiers appliquent trop sévèrement le code de la route.

Application traditionnelle du code de la route
N'est pas assez sévère
38 %
Est assez sévère
55 %
Est trop sévère
5 %
NSP/SO
1 %
Si l'on tient compte du niveau en général d'application traditionnelle du code de la route par les services de police, y compris les barrages routiers, le radar, les zones de vitesse contrôlée, et la présence de policiers dans votre collectivité, diriez-vous que le niveau d'application du code . . .

Une majorité des répondants dans la plupart des régions et groupes démographiques se dit satisfaite du niveau en général d'application du code de la route par les services de police. Les résidents du Manitoba, du Québec, à Montréal notamment, et de l'Ontario, à Toronto notamment, ont plus tendance à penser qu'on n'applique pas assez sévèrement le code de la route.

Les Canadiennes, les personnes de 60 ans et plus et celles ne possédant pas un diplôme d'études secondaires, ont plus tendance à croire qu'on n'applique pas assez sévèrement le code de la route. Les Canadiens et Canadiennes âgés de 18 à 29 ans ont plus tendance que la moyenne à déclarer qu'on applique trop sévèrement le code de la route. Toutefois, même chez ce groupe, une majorité se dit satisfaite du niveau d?application du code de la route.

B. Moyens électroniques dapplication du code de la route

  • La majorité est en faveur de l'usage des caméras aux feux rouges et du radar photo.

Dans le cadre de cette enquête, on expliqua aux répondants quon faisait appel à des caméras aux feux rouges, au lieu des policiers, pour identifier les véhicules qui font de la vitesse ou qui grillent les feux rouges. On leur expliqua également que le propriétaire du véhicule recevait une contravention et que personne ne perdait de points d'inaptitude.

Lorsqu'on leur demanda s'ils sont en faveur de différents moyens électroniques auxquels on a recours pour l'application du code de la route, les Canadiens se disent extrêmement en faveur de l'usage de dispositifs, tels les caméras aux feux rouges et le radar photo. Ils se disent notamment enthousiastes à l'endroit de l'usage du radar photo dans les zones scolaires et des caméras aux feux rouges ; ils se disent toutefois moins enthousiaste à l'endroit de l'usage du radar photo sur les autoroutes.

Plus de huit Canadiens sur dix (84 %) sont en faveur du radar photo pour identifier les véhicules qui dépassent la limite de vitesse dans les zones scolaires, alors que seulement 15 p. 100 s'y opposent. De plus, le pourcentage des répondants qui sont fortement en faveur (65 %) est au moins sept fois plus élevé que le pourcentage de ceux qui s'y opposent fortement (9 %).

Radar photo dans les zones scolaires
Fortement en faveur
65 %
En faveur
19 %
S'y opposent
6 %
S'y opposent fortement
9 %
NSP/SO
*   
Êtes-vous fortement en faveur, en faveur, opposé ou fortement opposé à l'usage du photo radar pour identifier les véhicules qui ne respectent pas la limite de vitesse dans les zones scolaires ?
* moins de 1 %

Huit Canadiens sur dix (79 %) sont en faveur de l?usage de cameras aux feux rouges pour identifier les véhicules qui franchissent l'intersection après que le feu de circulation est passé au rouge. Seulement deux Canadiens sur dix (21 %) s'opposent à l'usage de dispositifs, telles les caméras. Par contre, le pourcentage des répondants qui sont fortement en faveur (55 %) est au moins quatre fois plus élevé que le pourcentage de ceux qui s'y opposent fortement (12 %).

Caméras aux feux rouges
Fortement en faveur
55 %
En faveur
24 %
S'y opposent
9 %
S'y opposent fortement
12 %
NSP/SO
*   
Êtes-vous fortement en faveur, en faveur, opposé ou fortement opposé à l'usage de caméras aux feux rouges pour identifier les véhicules qui franchissent l'intersection après que le feu est passé au rouge ?

Deux tiers des Canadiens (67 %) sont en faveur de l'usage du radar photo pour identifier les véhicules qui dépassent la limite de vitesse sur les autoroutes, tandis qu'un tiers (32 %) s'y oppose. Fait intéressant à noter, le pourcentage des répondants qui sont fortement en faveur (39%) de l?usage de caméras aux feux rouges est deux fois plus élevé que le pourcentage de ceux qui s'y opposent fortement (19 %).

Radar photo sur les autoroutes
Fortement en faveur
39 %
En faveur
28 %
S'y opposent
13 %
S'y opposent fortement
19 %
NSP/SO
1 %
Êtes-vous fortement en faveur, en faveur, opposé ou fortement opposé à l'usage du photo radar pour identifier les véhicules qui ne respectent pas la limite de vitesse sur les autoroutes ?

  • On retrouve dans toutes les régions et dans tous les groupes démographiques des majorités qui se disent en faveur en général de tous ces dispositifs électroniques d'application du code de la route :

Les femmes, les Canadiens d'un certain âge, les personnes au foyer et les anglophones ont, en moyenne, plus tendance à être en faveur de l'usage de tous ces dispositifs électroniques d'application du code de la route. Les Canadiens moins à l'aise et ceux ne possédant pas un diplôme d'études secondaires ont plus tendance à être fortement en faveur de l'usage du radar photo, tant sur les autoroutes que dans les zones scolaires. Les Québécois ont moins tendance que la moyenne à être fortement en faveur de ces dispositifs électroniques d'application du code de la route.

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