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La technologie dans la lutte contre l'alcool au volantUn nez électronique | Des tests sur place | Les tests oraux | L'antidémarreur | L'instauration Les activités de sensibilisation contre l'alcool au volant rejoignent la majorité des buveurs mondains qui, en règle générale, ne conduisent pas sous l'effet de l'alcool. Quant aux organismes de mise en application de la loi, ils jouent un rôle essentiel et très en vue. Le grand public connaît toutefois moins bien le côté génie du triangle, mis à part, bien sûr, l'analyseur d'haleine - une solution fabriquée. Cette situation est peut-être en partie attribuable à la complexité des dossiers connexes reliés à la science et au droit. Plusieurs outils de pointe ont été conçus afin de faciliter le travail des policiers qui doivent intercepter les conducteurs en état d'ébriété et porter des accusations contre eux, et d'empêcher les récidivistes de mettre en danger le grand public. Le Canada utilise déjà certains de ces outils, alors qu'on en compte d'autres qui recèlent du potentiel comme le confirme les paragraphes qui suivent. Un nez électroniqueLes barrages routiers contre l'alcool au volant sont au nombre des moyens les plus efficaces de réduction du nombre de conducteurs en état d'ébriété. Les tribunaux confirmèrent leur légalité, en se fondant sur l'argument que le public a le droit d'être protégé contre les conducteurs avec facultés affaiblies. Avant d'exiger qu'un conducteur passe l'alcooltest, la police doit avoir un soupçon raisonnable que le conducteur a effectivement consommé de l'alcool. Il arrive parfois que les comportements, tels que la conduite erratique, l'omission d'observer la signalisation routière et la vitesse excessive, sautent aux yeux. Il arrive souvent qu'un policier peut facilement sentir l'odeur d'alcool dans l'haleine d'un conducteur en état d'ébriété. Par contre, on ne peut sentir l'alcool chez certains conducteurs pour plusieurs raisons, ce qui rend la tâche difficile aux policiers. Le détecteur d'alcool passif (DAP) est un dispositif portatif capable de détecter l'alcool dans l'air ambiant. Comme il ne prend pas d'échantillon d'haleine au fin fond des poumons, l'alcool qu'il détecte ne proviendra peut-être pas de l'haleine du conducteur. Il existe plusieurs styles de DAP, dont un qui ressemble à une lampe de poche et un autre qui ressemble à une planchette porte-papiers. Un outil de prévention, le DAP peut aider les policiers à déterminer rapidement s'il faut poursuivre l'enquête. Des tests sur placePour qu'on puisse accuser un suspect de conduite avec facultés affaiblies, on doit lui faire subir un test à l'aide d'un analyseur d'haleine homologué dont les résultats peuvent être admissibles devant les tribunaux. Un policier doit d'habitude passer de deux à quatre heures à remplir le dossier de conduite en état d'ébriété, parce qu'il faut d'habitude amener le suspect au poste de police pour y effectuer les tests et pour communiquer avec son avocat. Pendant ce temps, les policiers doivent quitter le barrage routier. Certaines juridictions utilisent actuellement des unités portatives permettant d'effectuer des tests d'haleine probatoires. Ces appareils numériques peuvent être installés dans un groupe mobile d'alcooltests, et un technicien d'haleine compétent doit être sur place. Les tests orauxL'état d'ébriété causé par d'autres substances ne pouvant pas être détectées par les tests d'haleine suscitent de plus en plus de préoccupations. Lorsqu'un suspect accepte de son plein gré de se soumettre à un test d'ébriété sur le terrain, la police peut déterminer si ses facultés au volant ont été affaiblies. D'autres tests volontaires peuvent révéler à un expert du service de police la catégorie de drogues. On peut alors faire passer des tests de sang ou d'urine au conducteur afin de confirmer la présence de la substance soupçonnée. Ces tests nécessitent le consentement (qui est rarement accordé) pour obtenir un échantillon. Pour ce qui est des échantillons de sang, ils doivent être prélevés à l'hôpital. Les effets des substances intoxicantes et le temps que le corps met à éliminer les métabolites varient beaucoup d'une drogue à l'autre. Si la substance a été consommée dans les deux ou trois heures précédant le test, elle sera présente dans le sang mais pas forcément dans l'urine. Par contre, le prélèvement d'un échantillon de sang, un procédé effractif, soulève de sérieuses questions de santé pour ceux devant prendre l'échantillon, et ne donne pas de résultats immédiats. À part le sang, la salive est probablement le seul liquide organique pouvant indiquer la consommation récente de toute substance intoxicante. Le test de salive, qui n'est pas vraiment un procédé effractif, donne des résultats fiables. Il peut détecter toute substance psychoactive, y compris l'alcool, au moment du prélèvement et donne des résultats sur-le-champ. Il reste toujours des questions sans réponse concernant les tests oraux. Si on peut les régler, ces tests s'avéreront un outil très prometteur. L'antidémarreurLes condamnations et les suspensions du permis de conduire ne peuvent empêcher tous les conducteurs de prendre le volant après avoir consommé trop d'alcool. Un faible nombre de conducteurs invétérés de la conduite en état d'ébriété paient leur amende, purgent leur peine, puis se remettent à boire et à conduire. On en compte plusieurs qui conduisent durant sanction, en présumant qu'ils ne se feront pas prendre. Installé d'habitude aux frais du contrevenant, l'antidémarreur oblige le conducteur de donner un échantillon d'haleine avant que le véhicule ne démarre. L'antidémarreur empêche le conducteur de prendre le volant quand il est en état d'ébriété, tant et aussi longtemps qu'il est installé dans le véhicule, tout lui en permettant d'utiliser son véhicule. L'enregistreur surveille le TA lors de chaque test réussi ou échoué. L'expérience nous montre que les contrevenants dont l'enregistreur note un nombre inacceptable d'essais échoués ont plus tendance à récidiver une fois qu'on enlève l'antidémarreur. En Alberta et au Québec, pour le rétablissement du permis de conduire ou la libération conditionnelle, le contrevenant doit faire installer dans son véhicule un antidémarreur. L'instaurationAu Canada, le Comité des analyses d'alcool formule des recommandations au ministre fédéral de la Justice concernant les appareils de contrôle homologués et les appareils homologués. L'approbation d'un appareils en vertu du Code criminel ne constitue que la première étape. Passée cette étape, ce sont les autorités aux niveaux local et provincial qui devront investir argent et expertise afin d'intégrer ses appareils dans les programmes qui empêcheront les conducteurs en état d'ébriété de prendre le volant. (Caption) Les trois coins du triangle de la sécurité représente la sensibilisation sur laquelle s'appuient la mise en application de la loi et le génie.
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