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Conduite avec facultés affaiblies :
l'un des plus graves problèmes sociaux

Un sondage d'opinion national révèle que la plupart des Canadiens considèrent la conduite avec facultés affaiblies comme un problème plus grave que d'autres questions sociales d'importance.

L'enquête, que par la Fondation de recherches sur les blessures de la route au Canada a rendu publique, a permis de déterminer qu'au cours de l'année écoulée, il y a eu environ 12,5 millions de situations où des personnes ont pris le volant alors qu'elles considéraient avoir trop bu. Cependant, une petite minorité de conducteurs seulement est responsable d'une grande proportion de ces incidences -84 % des cas de conduite avec facultés affaiblies sont attribuables à 2,6 % de tous les conducteurs. Le public reconnaît que les conducteurs qui prennent fréquemment le volant après avoir consommé de l'alcool posent un problème.

  • 88 % des Canadiens pensent que la conduite avec facultés affaiblies est un problème extrêmement grave ou très grave. Ils le jugent plus important que beaucoup d'autres questions sociales d'envergure comme les impôts ou les régimes de soins de santé. De plus, ils le considèrent comme une menace directe à leur santé et leur sécurité personnelles, davantage même que les risques d'avoir le cancer ou d'être victime d'une agression.
  • La plupart des membres du public reconnaissent que les personnes qui consomment régulièrement de grandes quantités d'alcool avant de prendre le volant sont à l'origine d'une très grande partie du problème aujourd'hui.
  • Le public est convaincu que ces conducteurs seront arrêtés -de fait, il surestime les chances dans ce cas. Près de 90 % des membres du public croient que les policiers font leur part pour résoudre le problème de la conduite en état d'ébriété.
  • La condamnation et la punition de ceux qui sont arrêtés sont beaucoup moins certaines du point de vue du public - la confiance à l'égard du système judiciaire n'est pas très répandue.
  • Le public pense que la plupart des gens qui sont condamnés pour conduite en état d'ébriété vont récidiver - il n'a pas confiance à l'effet curatif des sanctions imposées aux contrevenants.
  • Le public croit que les programmes et les politiques susceptibles d'avoir le plus d'efficacité sont ceux qui visent les récidivistes - des programmes comme les systèmes d'interrupteur d'allumage avec éthylomètre ou les suspensions de permis prolongées.
  • Le public est d'avis que les mesures telles que l'abaissement de la limite légale du taux d'alcoolémie ou une hausse de l'âge légal pour consommer de l'alcool ne seront pas efficaces. La recherche scientifique confirme d'ailleurs ces convictions.

Pour obtenir de plus amples renseignements, communiquez avec Diane Fahlman à la Fondation de recherches sur les blessures de la route, tél. (613) 238-5235; . Vous pouvez recevoir, sur demande, le rapport National Opinion Poll on Drinking and Driving.

 

Prévention au Canada (avril 1999)

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