CSC Logo
Conseil canadien de la sécurité - Votre porte - parole et ressource dans le domaine de la sécurité
Conseil canadien de la sécurité - Votre porte - parole et ressource dans le domaine de la sécurité
accueil info formation á propos du CCS nouvelles
Sur la route Les enfants À la maison
Les aînés Au travail Sports/vie active
contactez-nous
english
Accueil > Info > Les enfants > Les décès infantiles attribuables aux blessures de l'OCDE Information relative 

Image of group of three children

Les décès infantiles attribuables aux blessures - Fait-on du surplace?

Selon le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), le Canada occupe le 18e rang parmi 26 pays riches au chapitre du nombre d'enfants ayant succombé à leurs blessures entre 1991 et 1995.

Un rapport de l'UNICEF s'est penché sur les blessures mortelles chez les enfants âgés de 1 à 14 ans dans les pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Dans tous ces pays, les blessures sont maintenant la première cause de décès chez les enfants, représentant près de 40 pour cent de tous les décès dans ce groupe d'âge.

C'est la Suède qui affiche le plus bas taux de décès infantiles dus aux blessures, suivie du R.-U. Si le Canada pouvait faire aussi bonne figure que la Suède, le nombre d'enfants qui succombent à des blessures évitables pourrait être réduit de moitié. Il n'en demeure pas moins qu'on dénombre beaucoup moins d'enfants qui perdent la vie. Au milieu des années 1970, le taux de décès infantiles au Canada était environ le triple de ce qu'il est actuellement.

Les décès dus aux blessures représentent actuellement un pourcentage beaucoup plus important du taux global de décès infantiles de l'OCDE (25 pour cent au milieu des années 1970, jusqu'à 37 pour cent au milieu des années 1990). Cette situation est en partie attribuable à la chute dramatique du nombre de décès attribuables à d'autres causes.

La circulation, la principale cause

Les accidents de véhicules moteurs représentent 41 pour cent des pertes de vie, suivis de la noyade (15 pour cent) et des blessures intentionnelles (14 pour cent). Aux États-Unis, où le taux de décès infantiles dus aux blessures est presque le triple du taux en Suède, 1 décès sur 6 chez les 10 à 14 ans met en cause une arme à feu. Dans l'ensemble, les garçons courent 70 pour cent de plus de chances que les filles de perdre la vie.

Malgré une hausse de 50 pour cent du nombre de véhicules et de l'usage accru du véhicule, les taux de décès imputables aux accidents de la route ont chuté de 30 pour cent entre 1970 et 1999. Selon le rapport de l'UNICEF, plusieurs facteurs auraient contribué à cette chute - les mesures préventives, telles que les lois contre la conduite en état d'ébriété ; les véhicules plus sécuritaires ; l'exposition réduite et de meilleurs services d'urgence - et entraîné des taux de survie plus élevés.

La majorité des enfants qui perdent la vie sur les routes sont des piétons ou des cyclistes, et non des passagers à bord d'un véhicule automobile. Des statistiques démontrent que les distances moyennes que parcourent un enfant à pied ou en vélo ont chuté de plus de 20 pour cent. Les enfants s'exposent donc moins aux risques de la route. Le fait que les gens aient plus recours aux moyens de transport y est peut-être pour quelque chose dans la baisse du niveau de condition physique et dans le taux d'obésité à la hausse chez les enfants.

Une approche équilibrée et cohérente

Le rapport de l'UNICEF signale que la récente hausse affichée par certains pays et la surprotection sont des dossiers préoccupants. Il reproche aux médias d'exagérer les risques en dramatisant certains cas. Un récent rapport du R.-U. attribuait la hausse alarmante de noyades chez les enfants aux parents qui protégeaient leurs enfants un point tel qu'ils n'avaient jamais eu l'occasion d'être conscients des dangers. Selon un autre rapport du R.-U., moins de 10 pour cent des enfants se rendaient à l'école sans la supervision d'un adulte en 1990, comparativement à 80 pour cent en 1971.

On ne peut toutefois sous-estimer le rôle des parents. Les messages de sécurité doivent les aider à évaluer avec réalisme les risques pour qu'ils puissent agir dans le meilleur intérêt de leurs enfants. Si la surprotection de la part des parents est problématique, le souci des parents est l'un des principaux facteurs ayant contribué à la chute remarquable du nombre de décès.

Le rapport de l'UNICEF arrive à la conclusion qu'il existe des stratégies permettant d'éviter les blessures infantiles qui ont fait leurs preuves. Ces stratégies n'ont toutefois pas été instaurées à la lettre et de façon cohérente, soit en ciblant les enfants les plus à risque.

Le Innocenti Report Card no 2, février 2001, A League Table of Child Deaths by Injury in Rich Nations est disponible en format PDF à www.unicef-icdc.org.

  Retourner en haut

Prévention au Canada
(avril 2001)


© 2005 Conseil canadien de la sécurité