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Des agents de police font montre d'innovation dans la lutte contre la conduite en état d'ébriétéLe Prix national de la sécurité routière - Service de police reconnaît l'initiative et le dévouement dont font montre les policiers de la circulation, en favorisant la création, la mise en oeuvre et le partage de programmes novateurs en matière de sécurité routière. Les lauréats de 1999 et deux récipiendaires de la mention honorable se sont concentrés sur la conduite en état d'ébriété.Les lauréats rejoignent les adosLes constables Sue Downs et John Montgomery, policiers de la Gendarmerie royale du Canada depuis dix ans, s'intéressent de très près à la promotion de la sécurité au sein de leur collectivité. Ils sont tous deux impliqués dans la production et l'animation d'une émission au poste communautaire baptisée «Cop Talk» (Parole aux flics). Ces policiers étaient entièrement conscients du carnage que la conduite en état d'ébriété peut occasionner sur les routes. Il leur était toutefois évident que la méthode traditionnelle de diffusion du message ne rejoignait pas l'auditoire cible. Les constables Downs et Montgomery s'embarquèrent donc dans l'élaboration de stratégies novatrices qui permettraient aux adolescents de la région de Selkirk de connaître de première main les effets de l'alcool au volant. Leur projet avait pour but de procurer un milieu sûr où les facultés au volant de deux adolescents pouvaient être visionnées et surveillées avant et après la consommation d'alcool. Cette expérience pouvait par la suite être partagée avec les pairs des adolescents lors de l'émission télévisée «Parole aux flics» et dans le cadre des activités organisées lors des soirées de remise des diplômes. Forts de l'appui en principe du commandant du détachement de Selkirk, les deux policiers élaborèrent un plan opérationnel détaillé et forgèrent des partenariats avec des organismes communautaires clés. Quoique ce plan dut surmonter énormément de scepticisme, les policiers étaient déterminés à mener leur projet à terme. Une fois l'approbation finale obtenue, une équipe de bénévoles se composant de huit policiers hors-service de la GRC, se réunit le 9 juin 1998 au circuit international Viking afin de tenir la phase initiale du projet. Deux personnes se portèrent volontaires pour le projet, un homme de 19 ans et une femme de 18 ans (l'âge légal pour boire au Manitoba est de 18 ans). Les deux venaient de terminer leurs études secondaires. Les véhicules utilisés lors de l'essai sur route étaient des voitures à double commande et lors des essais, les conducteurs étaient accompagnés de policiers de la GRC. On disposa des pylônes sur le circuit. Chaque sujet eut l'occasion de conduire sur le circuit avant de consommer de l'alcool. On faisait boire au début deux verres à chaque sujet, puis on testait leurs facultés au volant sur le circuit. On pouvait noter une détérioration manifeste des facultés au volant des deux adolescents après la consommation de deux verres. On fit par la suite boire d'autres verres à chaque sujet, puis on leur fit subir d'autres tests. Chaque fois que les sujets reprenaient de l'alcool, leurs facultés au volant se détérioraient. On mesurait le taux d'alcool des sujets durant toute l'expérience. Le taux d'alcool de l'homme atteignit un maximum de 90 milligrammes d'alcool par 100 millilitres de sang, alors que celui de la femme atteignit un maximum de 70 milligrammes %. Toute la séance fut enregistrée sur bande magnétoscopique, y compris les entrevues avec les sujets qui ont fait ressortir les changements de comportement aux différents niveaux de consommation d'alcool. Le 18 juin 1998, l'émission en direct «Parole aux flics» fut diffusée la vieille de la soirée de remise des diplômes, et comptait deux invités : deux victimes d'une collision de la route mettant en cause l'alcool. L'une des victimes était couverte de cicatrices, alors que la deuxième, un adolescent, avait passé plusieurs mois dans le coma suite à une collision. L'émission comprenait également une séquence filmée de l'expérience du 9 juin 1998, dont des entrevues avec les sujets. Il est ressorti d'une évaluation effectuée après le projet que la collectivité et le public cible avaient réservé un bon accueil au projet. Ce dernier eut une incidence considérable sur les adolescents du coin. Ils savaient que les deux adolescents dans la vidéocassette étaient leurs pairs et non pas des acteurs Les mentions honorablesLes courses d'accélérationGrâce aux efforts déployés par le constable David Mitchell de l'unité de la circulation du Service régional de police de York et du constable Steven Barcham du détachement d'Aurora de la Police provinciale de l'Ontario, le nombre de courses d'accélération a connu une baisse dans la région de York. Les constables Mitchell et Barcham assura la coordination des efforts des services de police dans la Région du Grand Toronto (RGT) et firent équipe avec les bureaux d'assurance, ClearNet Communications et les médias. On affecta des policiers aux secteurs cibles et on les renseigna sur les lois relatives aux voitures de série et aux véhicules automobiles modifiés. Les policiers communiquèrent entre eux à l'aide de téléphones numériques afin d'éviter que leurs appels ne soient interceptés par des récepteurs. Durant la période du 15 mai 1998 au 6 septembre 1998, les policiers impliqués dans cette initiative interceptèrent au total 1 687 véhicules, et portèrent 1 001 accusations. Résultat : 53 polices d'assurance furent annulées, envoyées à Facility Insurance ou firent l'objet d'augmentation de primes. Échec à la conduite en état d'ébriétéEn 1998, les policiers du Manitoba, de concert avec la Société d'assurance publique du Manitoba (SAPM), élaborèrent un programme de contre-mesures relatives à l'alcool, baptisé «Roadwatch» (aux aguets sur la route), afin de mieux cibler les conducteurs en état d'ébriété. Le sergent Leon Flannigan, du Service de police de Brandon, participa à l'élaboration du programme du début jusqu'à la fin. Le sergent Flannigan fut également chargé de la mise en ?uvre du programme «Roadwatch» à Brandon et dans les environs. Grâce à son esprit d'initiative, cinq autorités policières ciblèrent des conducteurs en état d'ébriété entre mai et décembre 1998. Le tiers des 33 000 véhicules immatriculés dans la région franchirent les barrages routiers. Au début du programme «Roadwatch», une enquête réalisée par la SAPM a révélé que 54 p. 100 des résidents de Brandon et des environs croyaient qu'ils seraient arrêtés s'ils conduisaient en état d'ébriété. Une enquête de suivi menée à la fin du programme révéla que 73 p. 100 des résidents avaient peur de se faire arrêter pour la même raison. La recherche sur les délinquants chroniques de la conduite en état d'ébriétéOn sait que les délinquants chroniques de la conduite en état d'ébriété sont surreprésentés dans les collisions et que les stratégies traditionnelles de sensibilisation et les sanctions n'ont d'habitude aucune influence sur eux. Le constable Darrin Balanik du service de police d'Edmonton mena un projet de recherche en profondeur afin de définir et de décrire ce groupe de conducteurs qui représentent de 8 à 10 p. 100 de tous les conducteurs. Le constable Balanik voulait formuler des recommandations sur les sanctions, programmes de traitement et campagnes de sensibilisation susceptibles de modifier le comportement de ces conducteurs. Le constable Balanik a également examiné les limites actuelles de notre appareil judiciaire, les méthodes utilisées pour régler certains problèmes à l'intérieur du système, la sensibilisation chez les intervenants et la population, la rationalisation des enquêtes sur la conduite en état d'ébriété et les contre-mesures visant les conducteurs en état d'ébriété. La recherche menée par le constable Balanik l'amena à faire un exposé s'intitulant «Les délinquants chroniques de la conduite en état d'ébriété : vers une stratégie nationale» lors du Congrès de l'Association canadienne des chefs de police (ACCP). Ses recherches et recommandations firent également partie d'un exposé que l'ACCP présenta devant le Comité permanent de la justice et des droits de la personne de la Chambre des communes lors d'une récente révision des dispositions du Code criminel relatives à la conduite avec facultés affaiblies. Vous pouvez vous procurer les résultats de recherche du constable Balanik en communiquant avec le Service de police d'Edmonton. Une nouvelle base de données nationaleLors de la remise des prix, on annonça la création d'une nouvelle base de données d'initiatives de sécurité routière axées sur les collectivités. Cette base de données renfermera les stratégies exceptionnelles axées sur la collectivité qui ont réussi à répondre avec brio aux préoccupations en matière de sécurité routière. Cet outil vise à favoriser le dialogue et l'échange d'informations entre les policiers et leurs collectivités. Quoique les mises en candidature pour le Prix national de la sécurité routière - Service de police représentent les premières entrées dans cette base de données, tous les services de police au Canada sont invités à faire connaître leurs techniques de résolution de problèmes aux policiers en les soumettant à cette base de données. La gestion du prix et de la base de données est assurée grâce à un partenariat entre Transports Canada, le Conseil canadien de la sécurité et l'Association canadienne des chefs de police.
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