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La prise de conscience, l'ange gardien des aînés au volant
Une prise de conscience peut aider à déterminer si un aîné est encore apte à conduire et s’il constitue un risque pour lui-même ou pour autrui. Les aînés qui peuvent évaluer avec précision leurs compétences au volant devraient également être en mesure de déterminer avec précision s’ils sont encore aptes à conduire prudemment ou s’il leur serait bénéfique de suivre un cours de conduite pour aînés, ou encore s’ils devraient opter pour un autre moyen de transport.
Les aînés peuvent prolonger leurs années derrière le volant en suivant un cours de conduite, tel que le cours de recyclage en conduite automobile 55 ans au volant du Conseil canadien de la sécurité. Pour continuer à conduire plus longtemps et conserver leur autonomie, plusieurs aînés peuvent apporter certains ajustements à leur véhicule et modifier leurs habitudes au volant. Pour déterminer s’ils sont encore aptes à conduire, les aînés doivent faire évaluer leur vue, leur force physique, leur agilité, leur vivacité d’esprit et leurs reflexes.
Une bonne vue est un facteur important pour réduire les risques au minimum. On recommande donc d’éviter de conduire à l’aube, à la brunante et la nuit. Il s’agit de périodes de la journée où il est difficile d’apercevoir clairement les piétons, les lignes de voie et les autres importants panneaux de signalisation ou marques sur la chaussée. L’éblouissement causé par les phares des véhicules roulant en sens inverse pose également un défi aux conducteurs, notamment si leurs yeux sont sensibles à la lumière. Le tableau de bord de votre voiture devrait être pourvu de gros indicateurs et de symboles faciles à lire. Les aînés se devraient de porter leurs lunettes de soleil par temps ensoleillé et leurs verres correcteurs pour une expérience de conduite sécuritaire. Ils devaient aussi passer régulièrement un examen de la vue et consulter chaque année une spécialiste de la vue.
Une bonne force physique et une bonne agilité concourent à une conduite sécuritaire. Elles permettent par ailleurs d’améliorer la capacité de vérifier par-dessus l’épaule lors d’un changement de voie ou de promener son regard dans les deux sens avant de franchir une intersection. Les mouvements nécessaires pour utiliser les pédales ou tourner le volant commandent aussi une bonne forme physique et de l’agilité. Il est possible pour un aîné d’améliorer sa force et son agilité en faisant des exercices. Il peut entre autres accroître la visibilité en réglant bien les rétroviseurs. Un aîné se devrait aussi d’opter pour une automobile dotée d’une transmission automatique, de freins assistés et d’une servodirection.
Une bonne vivacité d’esprit et de bons réflexes permettent d’avoir une bonne attention et un bon temps de réaction au volant. Conduire nécessite d’exécuter plusieurs tâches à la fois et de répartir son attention concernant plusieurs priorités. Un aîné devrait donc emprunter les rues qui lui sont familières et conserver une bonne distance par rapport à la voiture qui roule devant lui; accorder une attention particulière aux intersections et effectuer des virages à gauche aux intersections dotées d’une flèche pour tourner à gauche; promener continuellement son regard et éviter de conduire à l’heure de pointe; éviter de conduire lors de conditions néfastes, notamment lors d’une tempête hivernale ou d’une pluie abondante; parler le moins possible avec les passagers et éteindre la radio afin de conserver une bonne vivacité intellectuelle. Il devrait aussi laisser une glace entrouverte. Il lui est ainsi plus facile d’entendre la sirène. Se renseigner sur les effets secondaires des médicaments est aussi important, parce qu’ils peuvent réduire les reflexes et l’aptitude à conduire.
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Prévention au Canada
(Janvier 2008)
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