CSC Logo
Conseil canadien de la sécurité - Votre porte - parole et ressource dans le domaine de la sécurité
Conseil canadien de la sécurité - Votre porte - parole et ressource dans le domaine de la sécurité
accueil info formation á propos du CCS nouvelles
Prévention au Canada Prix Campagnes
contactez-nous
english
Accueil > Nouvelles >Prévention au Canada Information relative


Au travail : Des adolescents à risque

Chaque année, environ 15 700 ados canadiens âgés de 15 à 19 ans se font blesser grièvement au travail.  Ce sont des situations tragiques évitables – citons l’exemple d’un adolescent qui suffoque sous un amas de cartons recyclés, ou encore un ado dont la main est défigurée en permanence par un rouleur de pâte dans une pizzeria.

Ces blessures sont attribuables à de l’équipement dangereux et au manque de surveillance et de formation en techniques de sécurité.  Mentionnons également que les conditions stressantes et des tâches exigeant de la vitesse de manœuvre peuvent entraîner des accidents.

D’après les résultats d’une étude menée par l’université de North Carolina (UNC) à Chapel Hill et publiée en mars 2007, bon nombre d’adolescents manient de la machinerie dangereuse ou travaillent pendant de longues heures durant la semaine lorsqu’ils sont aux études.  Les résultats démontrent que 52 p. 100 des adolescents et 43 p. 100 des adolescentes manient de la machinerie dangereuse, telle que des concasseurs de boîtes et des trancheuses, et ce même si les lois régissant la main-d’œuvre enfantine interdisent de telles pratiques.

De plus, 84 p. 100 des adolescentes et 61 p. 100 des adolescents manipulent de l’argent comptant au travail, et s’exposent ainsi à des risques associés aux vols qualifiés. Les homicides qui surviennent durant des vols qualifiés ont causé jusqu’à la moitié de toutes les morts d’adolescents travaillant dans le commerce de détail. Environ un tiers des ados qui ont participé à l’enquête ont affirmé qu’ils n’avaient reçu aucune formation de sécurité, et parmi les autres qui ont été formés, certains n’ont reçu aucune instruction dans des domaines critiques, tels que ce qu’il faut faire en cas de vol qualifié.

« Ces adolescents bénéficieraient énormément d’une surveillance et d’une formation accrues dans des situations difficiles qui surviennent dans le commerce de détail et le secteur des services », a fait savoir l’auteure d’une importante étude, Carol Runyan , Ph.D., directrice de Injury Prevention Research Center (IPRC), et professeure des comportements liés à la santé et de l’éducation sanitaire à la School of Public Health à l’université de North Carolina. « N’oublions pas que les travailleurs ont besoin d’une formation puisqu’ils doivent faire face à ce type de situations Le fait que les participants à l’enquête étaient si nombreux à rapporter qu’ils travaillaient un jour ou plus par semaine sans la surveillance d’un adulte porte à croire qu’il est possible qu’il y ait de sérieuses lacunes au niveau de la sécurité. »

Au Canada, le Code du travail et règlements connexes varie d’une province à l’autre; certains apportent des précisions pour différents groupes d’âge et imposent des restrictions pour certains types d’emplois, (par ex. il est interdit aux mineurs de travailler dans les mines, de travailler avec des matières dangereuses, telles que des explosifs ou de vendre ou servir des boissons alcoolisées).  De plus, il est interdit aux adolescents de moins de 17 ans de travailler entre 23 h et 6 h du matin. Runyan est d’avis qu’il faut prévoir une meilleure application des lois de main-d’œuvre enfantine. Certains adolescents ont admis avoir travaillé après 23 h durant des soirs d’école, alors que cela risquait de nuire à leurs études ou à leur sommeil.  Runyan poursuit en disant que “Bien que le travail comporte des avantages, on ne porte pas suffisamment d’attention à la sécurité …les données recueillies portent à croire qu’il y a des lacunes quant à la manière dont les entreprises s’y conforment. » 

Runyan est d’avis que les parents doivent être au courant des tâches qu’accomplissent leurs enfants au travail et ils doivent s’impliquer afin de s’assurer que les entreprises leur fournissent un milieu de travail sécuritaire.  Elle a également fait appel aux médecins qui travaillent avec des adolescents; ils doivent se sensibiliser davantage aux adolescents au travail et demander à ces derniers ce qu’ils pensent du travail dans le cadre d’une pratique médicale réglementaire. 

Les adolescents sont très intéressés à travailler et nous devons assurer qu’ils acceptent des occasions d’emploi qui leur offrent des milieux de travail sécuritaires et qu’ils reçoivent une formation adéquate.

Sources:

Carole Runyan Ph.D., carol_runyan@unc.edu 

Manitoba Federation of Labour (MFL) Occupational Health Centre

Ressources humaines et Développement social Canada: Programme du travail, le 15 oct. 2006

Retourner en haut




© 2007 Conseil canadien de la sécurité