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Opinions des Canadiens sur la sécurité routière
C’est un gros problème, mais ce n’est pas de ma faute
Les Canadiens accordent une grande priorité à la sécurité routière. Cependant, la plupart d’entre eux ont une opinion exagérée du nombre de décès dus aux accidents de la route et de la façon dont cela se compare aux autres causes de décès.
Un rapport publié en août 2006 par la Fondation de recherches sur les blessures de la route (FRBR) examine les connaissances du public sur l’étendue du problème des collisions routières, les préoccupations que cela suscite en tant que question de santé et de sécurité, leur appui envers les mesures visant à contrer le problème et en quoi il est relié aux pratiques de conduite. Le rapport Sondage sur la sécurité routière : Connaissances et préoccupations du public au sujet du problème des collisions routières est issu du sondage national de la FRBR, auquel le Conseil canadien de la sécurité a fourni un soutien financier.
En 2004, les collisions routières ont causé 2 730 décès et 212 347 blessures, qui ont coûté environ 25 milliards de dollars. Les résultats du sondage démontrent que le public n’a aucune idée de ces statistiques. Ceux qui ont essayé de deviner ont, pour la plupart, surestimé l’ampleur du problème, tant en termes absolus que relatifs.
- Les répondants ont estimé qu’en moyenne, 6 226 personnes trouvent la mort sur nos routes chaque année soit plus du double du chiffre réel.
- Tandis que plus de 60 % étaient d’avis que le nombre de décès dus aux accidents de la route avait augmenté au cours des 5 dernières années, ce nombre est, en fait, demeuré à peu près le même.
- Plus de la moitié des répondants (56 %) pensaient que les accidents de la route tuaient plus de personnes par année que le cancer. En réalité, les décès dus au cancer sont 25 fois plus élevés.
Les Canadiens considèrent que la sécurité routière est une des importantes questions sociales d’aujourd’hui et semblent convaincus qu’il faut en faire plus. Qui plus est, leur niveau de préoccupation semble se refléter dans leur comportement au volant. La vaste majorité dit ne pas conduire après avoir bu, brûler des feux rouges ou prendre d’autres risques inutiles.
Néanmoins, les décès et les blessures dus aux accidents de la route sont encore à un niveau inacceptable. Après des diminutions significatives dans les années 1980 et 1990, les progrès semblent avoir atteint un plateau. Le sondage suggère qu’un des principaux obstacles est la croyance qui prévaut chez les automobilistes canadiens à l’effet qu’ils ne font pas partie du problème. Près des trois-quarts des répondants se considèrent comme étant de bons ou d’excellents conducteurs. Seulement 1,4 % pensent être des conducteurs médiocres ou pas très bons.
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Prévention au Canada
(Octobre 2006)
Sondage sur la sécurité routière : Connaissances et préoccupations du public en matière de sécurité routière (PDF)
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