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Recherches et rapports récents
Les occupants sans ceinture de sécurité posent un danger pour les autres : Des chercheurs à l’Université d’Alabama ont découvert que les occupants qui ne portent pas leur ceinture de sécurité augmentent le risque de blessures et de pertes de vie lors d’un accident de la route chez les occupants que portent la leur. Ils ont par ailleurs découvert que la présence d’occupants ne portant pas de ceinture de sécurité augmentaient de 40 % le risque de subir des blessures. Les occupants qui bouclaient leur ceinture de sécurité couraient pour leur part 90 % plus de risques de se blesser, alors que ceux qui ne la bouclaient pas ne couraient aucun risque accru. Il est également ressorti de cette recherche que les occupants qui attachaient leur ceinture de sécurité couraient 4,8 fois plus de risques de perdre la vie alors que les passagers qui ne portaient pas leur ceinture de sécurité ne couraient aucun risque accru. PA Maclennan et al., Risk of injury for occupants of motor vehicle collisions from unbelted occupants. Injury Prevention 2004; 10(6): 363-7.
Les sanctions plus sévères n’ont pas d’effet dissuasif : Le New South Wales Bureau of Crime Statistics and Research s’est penché en 2004 sur le taux d’accidents de la route pour chaque tranche de 100 000 véhicules avant qu’on ait rendu les peines statuaires deux fois plus sévères pour conduite avec facultés affaiblies dans cet État de l’Australie, puis après. Le bureau nota après l’entrée en vigueur des nouvelles peines une hausse marquée pour trois types d’accidents de la route non mortels. La hausse observée du taux d’accidents impliquant un seul véhicule et survenant la nuit, soit les accidents les plus susceptibles d’être liés à l’alcool, prit le bureau par surprise et alla à l’encontre de l’effet dissuasif anticipé des nouvelles lois.
S. Briscoe, Raising the bar: can increased statutory penalties deter drink-drivers? Accident Analysis and Prevention 2004; 36(5): 919-29.
Les skieurs âgés sont plus sujets aux blessures : Suite à une récente analyse de 77 300 blessures de ski et 62 000 blessures de planches à neige, les chercheurs de l’Université de l’État d’Ohio ont découvert que les skieurs plus âgés et les néviplanchistes ados étaient les plus sujets aux blessures. Les groupes d’âge affichant le plus de blessures dues au ski par tranche de 1 000 participants étaient : 55 à 64 ans (29,0 par 1 000 participants) ; 65+ ans (21,7) et 45 à 54 ans (15,5). Les groupes d’âge affichant le plus haut taux de blessures dues à la planche à neige par tranche de 1 000 participants étaient : 10 à 3 ans (15,9), 14 à 17 ans (15,0) et 18 à 24 ans (13,5). Quant aux traumatismes cérébraux, ils se faisaient plus nombreux chez les skieurs ayant entre 55 et 64 ans (2,15 par 1 000 participants) et les jeunes skieurs âgés de 10 à 13 ans (1,69).
H. Xiang et al., Skiing- and Snowboarding-Related Injuries Treated in U.S. Emergency Departments, 2002. Journal of Trauma: Injury Infection & Critical Care. 58(1):112-118, janvier 2005.
Le coût élevé des collisions avec les animaux sauvages : Après les conditions météorologiques, la faune est la deuxième plus important facteur environnemental qui contribue aux collisions nécessitant l’intervention de la police. En 2002, pas moins de 5 000 collisions impliquant des animaux sauvages et des véhicules moteurs ont été signalées en Colombie-Britannique. Il s’agit d’incidents qui se sont traduits par quelques 20 millions de $ en demandes de règlement d’assurance-automobile, 580 000 $ en coûts de nettoyage des routes, 320 000 $ en pertes de demandes de permis de chasse et 30 millions de $ en pertes de valeur pour les résidents et non-résidents qui admirent ou chassent les animaux sauvages. Plus de 90 % des animaux en cause étaient des cerfs, orignaux et wapitis.
British Columbia Ministry of Transportation, Wildlife Accident Reporting System. WARS 1983-2002: Wildlife Accident Reporting and Mitigation in British Columbia. Rapport annuel spécial. 2004
La technologie automobile permet de sauver des vies : Selon une étude américaine sur l’ensemble des dispositifs de sécurité ajoutés aux automobiles depuis 1960, les ceintures de sécurité comptaient pour plus de la moitié des vies sauvées. Le nombre d’Américains dont la vie a été sauvée par les technologies de sécurité des automobiles est passé de 115 par année en 1960 à près de 25 000 par année en 2002. L’étude examina les dispositifs, tels que le ceux permettant d’améliorer le freinage, les ceintures de sécurité, les coussins gonflables, les colonnes de direction à absorption d’énergie, les systèmes de retenue pour enfants, les technologies permettant d’accroître la rigidité des toits et de se protéger contre les collisions latérales, les pare-brise résistants aux chocs et les fonctions améliorant le tableau de bord. Les nouvelles technologies, telles que les coussins gonflables latéraux et les systèmes de stabilité électroniques, ne firent toutefois pas l’objet de cette étude.
U.S. Department of Transportation’s National Highway Traffic Safety Administration. Lives Saved by the Fédéral Motor Vehicle Safety Standards and Other Vehicle Safety Technologies, 1960-2002 - Passenger Cars and Light Trucks. NHTSA Report Number DOT HS 809 833, octobre 2004
L’amiante - un danger mortel : En 2003, près du tiers (53 sur 170) des demandes d’indemnisation pour décès soumises à la Commission des accidents du travail de la Colombie-Britannique étaient pour des cas d’exposition à l’amiante. Environ la moitié de ces décès (27) étaient chez les travailleurs dans les industries liées à la construction. Signalons qu’il y a un lien entre les maladies pulmonaires mortelles et les fibres de l’amiante inhalées il y a plus de vingt ans de cela sans protection adéquate. En raison de l’effet différé des maladies dues à l’amiante, on s’attend à ce que les décès atteignent un sommet entre 2015 et 2020. WorkSafe BC souligne à ce sujet que les travaux de rénovation et de démolition posent un éventuel danger et qu’ils nécessitent donc des précautions.
WCB Highlights Danger of Asbestos Exposure. Communiqué de presse de WorkSafe BC, le 23 février 2005.
Les personnes âgées sont les plus susceptibles de faire une chute sur la glace : En 2002-2003, près de 12 000 Ontariens se sont rendu à l’urgence à la suite d’une chute sur la glace. Plus de la moitié (54 %) des chutes sont survenues en janvier et février. La plupart des blessures (30 %) sont survenues chez les adultes de 40 à 59 ans, puis chez des personnes de 20 à 39 ans (24 %). Moins de 1 % des personnes toutes ayant plus de 65 ans sont mortes à la suite d’une chute sur la glace. Les personnes ayant plus de 80 ans ont en moyenne séjourné à l’hôpital pendant 14,5 jours, alors que les personnes de 40 à 59 ont en moyenne été hospitalisées pendant une période de 3,6 jours. Des mesures préventives, comme le déneigement et le déglaçage, l’épandage de sel dans les zones piétonnières et le port de semelles antidérapantes, contribueraient à réduire les risques de blessures.
Rapport rendu public le 2 mars 2005. Institut canadien d’information sur la santé.
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Prévention au Canada
(Avril 2005)
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