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Dossier du président
L’an dernier, lorsque Hockey Canada permit le plaquage chez des garçons aussi jeunes que neuf ans, le Conseil canadien de la sécurité s’y opposa. Dans mon dossier de janvier 2004, j’avais même prédit que les blessures découlant du plaquage provoqueraient une montée en flèche des primes d’assurance, et ce, même lorsque le plaquage était interdit en supposant que tout assureur offrirait une couverture.
En juin, la Ville de Toronto annonça que ses assureurs ne couvriront plus les ligues de hockey mineur. Hockey Canada assurera les équipes qui sont de son ressort, mais seulement pour les matchs et pratiques déjà approuvés. Quant aux joueurs de hockey adultes, les locataires doivent signer une dispense. Toute personne qui loue une patinoire de la ville pour jouer au hockey doit contracter sa propre assurance. Plusieurs compagnies d’assurance n’offriront pas de couverture s’il y a du plaquage. Même lorsqu’il n’y a aucun contact, les primes d’assurance peuvent être salées, s’établissant à quelque 600 $ de l’heure.
Les associations de hockey doivent donc revoir leur prise de position relativement au plaquage. Cela met non seulement les joueurs en danger, mais également le sport en soi.
Espérons qu’il n’est pas trop tard pour changer de cap et sauver notre sport national en le rendant plus sécuritaire.
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Prévention au Canada
(octobre 2004)
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