Les lois sur les armes à feu sans dents favorisent le terrorisme
La loi canadienne sur les armes à feu constitue peut-être notre meilleur moyen de défense contre le terrorisme.
Un pamphlet de formation du Djihâd affiché sur un site Web encourage les guerriers musulmans à tirer profit des lois sur les armes à feu sans dents aux États-Unis pour obtenir une formation en tir isolé et en maniement de fusils d'assaut militaires. On peut lire dans ce pamphlet s'adressant aux djihadistes : « Dans certains coins du monde, notamment aux É.-U., n'importe qui peut s'inscrire à la formation au tir », et « c'est tout à fait légal » de se procurer des armes à feu, telles que les fusils d'assaut AK-47. Le pamphlet encourage les djihadistes à tirer profit de ces lois laxistes.
Ce document souligne certains éléments de la culture des armes à feu aux É.-U. qu'on peut exploiter pour obtenir une formation militaire en terreur axée sur les assauts, y compris la formation en maniement, l'obtention d'armes de type militaire et les façons de se mettre à l'abri du commerce illégal des armes à feu.
Chez nos voisins du Sud, les fusils pour tireurs d'élite de calibre .50 ont des balles qui peuvent pénétrer le blindage et détruire l'infrastructure et abattre un hélicoptère. Lorsqu'ils sont chargés de balles perforantes-incendiaires, ces fusils peuvent faire exploser d'immenses réservoirs de carburant, des réservoirs de stockage de produits chimiques dangereux, de même que des pipelines. Chose inquiétante toutefois, selon le Violence Policy Center à Washington (DC), il est plus facile de se procurer ces fusils pour tireurs d'élite que des armes de poing.
Au Canada, ces armes à feu de choix des terroristes sont interdites. En effet, il est interdit en vertu de la loi de posséder, d'acheter ou d'importer les fusils pour tireurs d'élite.
De plus, la majorité des Canadiens sont en faveur du contrôle des armes à feu. Un sondage Gallup mené en octobre 2001 a révélé que 63 pour cent des Canadiens estiment que la loi devrait interdire à la population de posséder un fusil, en hausse de cinq pour cent comparativement à 2000. Sur les 36 pour cent des répondants qui trouvent que les citoyens devraient avoir le droit de posséder un fusil, neuf sur dix veulent que les propriétaires de fusil suivent un cours et se soumettent à une vérification de leurs antécédents. Plus de trois quarts des Canadiens se disent en faveur d'un bureau national d'enregistrement des armes à feu.
Sources : The Violence Policy Center, Washington (DC)
Le sondage Gallup, Toronto (Ontario) les 27 et 28 novembre 2001
Retourner en haut
|