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| Accueil > Nouvelles > Vol. XLV, No 2, Avril 2001 > Dossier du président | |||||||||
Dossier du présidentIl y aura toujours des pressions en faveur de la réduction du taux d'alcoolémie, pour que ce taux passe de 0,08* à 0,05. On constate toutefois que les personnes dont le TA est inférieur à 0,08 n'affichent pas un taux de collisions de la route supérieur aux conducteurs n'ayant pas pris un verre. Quant aux conducteurs dont le TA est se 0,150 ou plus, ils courent 200 fois plus de risques d'être impliqués dans une collision mortelle par rapport aux conducteurs n'ayant pas consommé d'alcool. Les groupes qui sont en faveur d'un TA moins élevé ne tiennent pas compte des faits. Les pays, tels que la Suède, qui ont adopté de très faibles limites, ont assisté à une hausse de la consommation d'autres drogues, tandis que le nombre de pertes de vie est demeuré plus ou moins stable. Les conducteurs ayant un TA élevé sont responsables de près de la moitié de toutes les collisions mortelle survenant le soir et la fin de semaine. Plusieurs sont des invétérés de la conduite en état d'ébriété (dont certains conduisent sous sanction) ou de jeunes buveurs irréguliers. Des peines sévères pour conduite avec facultés affaiblies n'ont toujours pas réussi à dissuader ces personnes. Si la limite prévue au Code criminel passe à 0,05 ou moins, ces conducteurs vont probablement prendre le volant avec un TA qui est le triple de la limite légale, au lieu d'éviter de conduire sous l'emprise de l'alcool. Il n'y a pas de place, dans le système de justice pénale, pour les émotions. De bonnes lois reposent sur l'objectivité, les faits et le réalisme. Mettons fins à la ruée vers l'interdiction, et trouvons plutôt des moyens efficaces d'empêcher les conducteurs en état d'ébriété de prendre le volant. * 80 milligrammes d'alcool par 100 millilitres de sang. Emile-J. Therien
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