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| Accueil > Nouvelles > Vol. XLIV, No 3, Juillet, 2000 > Dossier du président | |||||||||
Dossier du présidentLe nombre de décès sur la route se replie de façon constante depuis les années 70. En 1993, la route a fait 6 706 victimes décédées. En 1998 (la dernière année pour laquelle on dispose des statistiques), 2 927 Canadiens ont perdu la vie dans des collisions de la route - soit 50 p. 100 de décès de moins, et ce malgré le fait que les automobilistes se font deux fois plus nombreux et qu'on dénombre près de deux fois plus de véhicules. Si les statistiques s'engageaient sur une pente ascendante, les incidences aux plans économique et social seraient très graves : hausses des primes d'assurances, des frais médicaux, des coûts des soins médicaux et services d'urgence, ainsi que des coûts des services de police. S'ajoutent à cela la douleur et le traumatisme des victimes, des parents et des amis. Il faut s'attaquer à cette nouvelle tendance alarmante qui marque le comportement des conducteurs, sinon nous risquons d'assister à une hausse du nombre de collisions graves. Pour une deuxième année d'affilée, il est ressorti de la Nerves of Steel Aggressive Driving Survey, une enquête sur la conduite agressive commandée par le Conseil canadien de la sécurité et The Steel Alliance, que même si les Canadiens considèrent toujours la conduite agressive comme un grave problème de sécurité, 85 p. 100 ont avoué avoir adopté un comportement agressif au volant au moins une fois au cours des douze derniers mois. Plus de 70 p. 100 des répondants étaient d'avis que le phénomène de la conduite agressive était de plus en plus manifeste. Brûler un feu jaune et la vitesse étaient les comportements agressifs les plus répandus. L'application très en vue de la loi semble être une bonne façon de stopper ces comportements. Des recherches démontrent à ce sujet que l'idée de se faire arrêter constitue un moyen de dissuasion fort efficace. Si les gens savent qu'ils vont se faire arrêter, ils seront moins enclins à commettre une infraction. La plupart des municipalités ne peuvent toutefois pas se permettre de dépêcher un policier à chaque feu de circulation et sur chaque route. Le Conseil canadien de la sécurité préconise depuis longtemps l'utilisation de radars photographiques et de caméras aux feux de circulation dans le but d'améliorer la mise en application de la loi, sans augmenter les coûts. Les juridictions doivent s'assurer que ces dispositifs de haute technologie visent à accroître la sécurité et non à renflouer leurs coffres, puisqu'ils ne peuvent remplacer les policiers qui doivent intervenir dans des secteurs à problème. La vitesse étant en cause dans une collision mortelle sur six, pas étonnant que l'utilisation des radars photographiques pour mettre en application les limites de vitesse ait permis de réduire de façon dramatique le nombre de décès sur la route. Dans le même ordre d'idées, la présence de caméras aux feux de circulation a pour effet de modifier le comportement des conducteurs, réduisant par le fait même le nombre de collisions aux intersections dotées d'une telle caméra . Lorsque ces dispositifs électroniques sont installés après une analyse en profondeur, ils s'avèrent un moyen de mise application de la loi dont l'efficacité n'est plus à prouver. On n'a qu'à penser au nombreux pays qui utilisent de tels dispositifs, ainsi qu'à l'Alberta et à la Colombie-Britannique. Au mois de décembre dernier, le gouvernement de l'Ontario permit aux municipalités d'utiliser des caméras aux feux de circulation. Nous encourageons toutes les provinces et territoires canadiens à adopter le radar photographique et les caméras aux feux de circulation avant que le nombre de collisions de la route (ainsi que les décès et les blessures) ne s'accroisse.
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