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Accueil > Nouvelles > Vol. XLIV, No 2, avril 2000 > Dossier du président Information relative

Dossier du président

Une enquête-reportage diffusée en janvier dernier au Réseau de télévision CTV, révéla que les détecteurs d'incendie à ionisation ne détectaient pas immédiatement les feux couvés mortels.

Dans l'esprit des gens, ce reportage remettait en question le fait que les détecteurs de fumée sauvent des vies. En 1974, le taux annuel de décès dues à l'incendie au Canada s'établissait à 7,1 par 100 000 habitants. Ce taux se situe maintenant à environ 1,4, ou quelque 400 décès par année, dont près de 80 p. 100 surviennent dans des incendies résidentiels. Cette baisse importante est principalement attribuable aux détecteurs de fumée. Au milieu des années 1970 et au début années 1980, on fit la promotion des détecteurs de fumée, puis leur installation devint obligatoire à la grandeur du pays.

Santé Canada releva le défi en mettent à l'essai un échantillon de détecteurs de fumée disponibles sur le marché canadien. Tous ces détecteurs de fumée se conformaient aux normes canadiennes et accordaient suffisamment de temps aux occupants pour quitter leur maison.

Le problème est que peu de consommateurs savent que les détecteurs de fumée ne sont pas tous pareils. Chaque détecteur de fumée détecte un type d'incendie en particulier.

Par exemple, un feu à flammes vives brûle rapidement les matériaux combustibles, se répand rapidement et produit beaucoup de chaleur, mais peu de fumée. La graisse à frire, les liquides inflammables, les journaux, la peinture et les détergents liquides brûlent rapidement et créent plus de flammes que de fumée. Les détecteurs de fumée à ionisation couramment utilisés dont il fut question dans le reportage de CTV détectent premièrement les feux à flammes vives. Ils sont idéals pour les pièces où on retrouve des matériaux combustibles.

Un feu couvé produit énormément de fumée, mais peu de chaleur. Il peut couver pendant des heures et des heures avant de s'enflammer. Des gros meubles, tels que sofas, fauteuils, matelas et plans de travail, brûlent lentement et créent plus de fumée que de flammes. En règle générale, les détecteurs de fumée à cellule photoélectrique détectent les feux couvés et ont moins tendance à se déclencher pour rien s'ils sont installés à proximité de la cuisine. Ces modèles sont tout indiqués pour les salons, les chambres à coucher et près des cuisines. Le tabagisme est souvent en cause dans les feux couvés. Or, s'il y a un fumeur chez vous, nous vous recommandons fortement d'installer un détecteur de fumée à cellule photoélectrique dans les pièces susmentionnées.

Pour une protection maximale, installez au moins un détecteur de fumée à ionisation et un détecteur de fumée à cellule photoélectrique (ou un détecteur à double détection) à chaque étage de la maison. Lors de l'achat d'un détecteur de fumée, assurez-vous qu'il porte l'étiquette ULC. Ce sigle atteste que le produit est conforme aux normes canadiennes.

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Détecteurs de fumée

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