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Accueil > Nouvelles > Vol. XLIV, No 3, Juillet, 2000

Parer aux désastres

Premiers intervenants locaux / Communication / Atténuation des impacts / Application

Le Canada n'est pas à l'abri d'urgences et de désastres à grande échelle. En voici des exemples :

  • Conditions météorologiques exceptionnelles : p. ex. : inondations, tornades, violentes tempêtes d'hiver.
  • Catastrophes naturelles : p. ex. : tremblements de terre.
  • Accidents de transport : p. ex. : accidents d'avion, d'autobus et de train, carambolages.
  • Accidents industriels : p. ex. : déversements de produits chimiques, accidents nucléaires.
  • Grands incendies : p. ex. : gros incendies de forêt, incendies industriels impliquant des substances dangereuses.
  • Tuerie/tentative de meurtre : p. ex. : fusillades, attentats à la bombe, empoisonnement;
  • Guerre.

Les pertes peuvent souvent être réduites au minimum si l'urgence est identifiée immédiatement ou si des mesures ont été prises pour prévenir ou contrôler une catastrophe prévisible. Le gouvernement fédéral investit des ressources considérables dans la prévention des désastres. Par exemple, notre législation sur le contrôle des armes à feu est l'une des raisons pour lesquelles il y a beaucoup moins de fusillades au Canada qu'aux États-Unis. Par ailleurs, nous accordons la priorité au transport des matières dangereuses (le Conseil canadien de la sécurité s'intéresse aux travaux du comité de Transports Canada chargé de ce dossier).

Premiers intervenants locaux

Les organismes locaux répondent aux urgences habituelles, dont les appels au 9-1-1, et interviendront en cas d'urgence ou de désastre grave dans la collectivité. S'il survient un grand incendie dans un hôtel, une fusillade ou un carambolage, on n'a pas toujours le temps ni la chance de faire appel à l'aide de l'extérieur avant que d'importants dommages n'aient été causés.

Pour être prêtes à toute éventualité, les collectivités doivent pouvoir compter sur de solides services de police, d'incendie et d'ambulance bien financés. Leurs budgets ne doivent pas être compromis et ces services doivent faire partie intégrante du processus décisionnel chaque fois que la sécurité est en jeu.

Pour utiliser les impôts dans le meilleur intérêt du public, les administrations locales doivent disposer d'un plan intégré en matière de protection de la population qui réponde aux besoins de l'ensemble de la collectivité. La priorité doit être de mettre en oeuvre des mesures de sécurité qui ont fait leurs preuves et de maintenir les services essentiels. Des projets coûteux mais dénotant un opportunisme politique (la décélération en est un exemple) ne doivent pas l?emporter sur le soutien opérationnel dont ont besoin les organismes essentiels.

Les programmes de prévention, notamment, ne devraient faire l'objet d'aucune réduction - par exemple, les programmes scolaires qui enseignent aux enfants quoi faire en cas d'urgence, c'est-à-dire à reconnaître les risques et à se protéger du danger.

La prévention et la préparation en cas d'accidents et d'urgences à petite échelle sont essentielles si le Canada veut être prêt à faire face aux catastrophes à grande échelle.

Communication

À l'échelle locale, un des plus grands défis est d'avertir la population dès que le danger a été identifié pour qu 'elle puisse se protéger. Un système doit être en place pour localiser immédiatement les messages d'alerte urgents.

Le secteur privé peut aider à alerter une collectivité en particulier en cas de conditions météorologiques exceptionnelles ou d'autres urgences. En plus des alliances existantes avec les stations de radiodiffusion, entre autres, la mise en oeuvre d'une capacité d'alerte pour tous les canaux de la télévision par câble accroîtrait la portée de l'information urgente. Un tel système a été proposé au CRTC par une entreprise canadienne, Pelmorex Communications, dont la technologie peut intercepter tous les canaux distribués par un câblodistributeur et superposer un avertissement d'urgence, peu importe le canal que les téléspectateurs regardent.

Une telle capacité existe aux États-Unis depuis de nombreuses années. Cette nouvelle technologie canadienne est plus économique que le système américain, qui a été mis en place durant la guerre froide.

Le Canada est depuis longtemps un chef de file mondial de la technologie des communications et doit veiller à ce que les systèmes de communication les plus efficaces soient en place pour protéger ses citoyens.

Atténuation des impacts

Le Bureau d'assurance du Canada et l'Institute for Catastrophic Loss Reduction exhortent tous les paliers de gouvernement à investir dans l'atténuation des impacts. Le Conseil canadien de la sécurité souscrit aux recommandations de ces organismes, dont celles-ci :

  • Que tous les paliers de gouvernement s'engagent à créer un fonds pour des projets destinés à accroître la capacité des autorités locales de se prémunir contre les graves dommages causés par des phénomènes météorologiques violents et les tremblements de terre. Le nouveau programme d?infrastructure du gouvernement fédéral devrait englober des dispositions visant à encourager l'investissement dans une meilleure protection contre les catastrophes naturelles.
  • Qu'il y ait élargissement des programmes d'aide financière antisinistre actuels afin qu'il puisse y avoir affectation d'un pourcentage raisonnable des coûts de récupération (p. ex. 15 p. 100) en vue de la protection contre un désastre futur. Ce type de programme existe déjà aux États-Unis.

Application

Le Canada dispose déjà de lois destinées à prévenir et à atténuer les catastrophes. Mentionnons :

  • les règlements sur les substances dangereuses ;
  • les règlements et les codes de la construction ;
  • le contrôle des facteurs humains, comme l'accessibilité des armes à feu et le terrorisme.

Les lois n'atteindront leur but que si elles sont appliquées et que si la population est au fait de leur existence.

Tiré de la présentation du Conseil canadien de la sécurité au Comité sénatorial permanent des finances nationales, Protection civile au Canada, 2 mai 2000

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(juillet 2000)

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