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Accueil > Nouvelles > Vol. XLIV, No 3, Juillet, 2000 > La décélération  

La décélération inquiète

En juin 1999, l'Ontario Professional Fire Fighters Association a décidé de se joindre aux autres syndicats de prestataires de soins d'urgence qui s'opposent aux bosses de décélération, à la réduction de la largeur des routes et aux barrières érigées dans certaines rues des villes. À la suite de cette décision, les membres du conseil municipal de Peterborough, à la demande des pompiers et des intervenants en cas d'urgence, se sont prononcés, par une majorité de 8 contre 2, en faveur de l'arrêt de l'installation de dispositifs de décélération dans les rues de cette ville.

Aux États-Unis, certains services des incendies affirment que si les dispositifs de décélération ne sont pas enlevés, ils ne pourront plus garantir les délais d'intervention. Certaines villes ont même imposé un moratoire sur les bosses de décélération suite aux préoccupations des pompiers et autres prestataires de soins médicaux d'urgence. La National Motorists Association s'oppose également aux dispositifs de décélération.

Les dispositifs de décélération, n'ont-ils pas pour but d'améliorer la sécurité ?

Deux incidents survenus en 1999 dans la région d'Ottawa viennent souligner de quelle façon ces dispositifs peuvent compromette la sécurité :

  • Un pompier s'est cogné la tête contre le toit de l'habitacle de son camion à incendie au moment où ce dernier passait à toute allure sur une bosse de décélération. Il a dû prendre trois semaines de congé.
  • Les barrières destinées à décélérer la circulation ont bloqué l'accès à un immeuble en flammes, forçant les pompiers à emboutir les poteaux d'acier avec leur camion pour pouvoir combattre l'incendie. L'incendie a détruit l'immeuble, privant 12 personnes de leur logement.

Des incidents comme ceux-ci, conjugués aux coûts d'entretien des véhicules, ont amené les intervenants en cas d'urgence à s'opposer aux dispositifs de décélération.

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