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| Accueil > Nouvelles > Vol. XLIV, No 1, Janvier 2000 | Information relative | ||||||||
Les aînés au volantL'espérance de vie étant plus longue et les familles comptant moins d'enfants, les aînés occupent une part de plus en plus importante de la population et finiront par représenter le quart de la population canadienne. En 2002 le groupe des 50 ans et plus représentait presque 30 pour cent de la population canadienne. Environ 70 pour cent des Canadiens de plus de 55 ans sont détenteurs d'un permis de conduire. Quant aux conducteurs ayant plus de 80 ans, ils représentent le groupe de conducteurs connaissant le taux de croissance le plus rapide en Ontario. On peut s'attendre à ce que le nombre de personnes âgées détentrices d'un permis de conduire augmente de façon exponentielle au cours des prochaines décennies, d'où l'importance de se pencher sur l'impact des défaillances associées à l'âge sur la conduite automobile. En 2001,les aînés représentent plus de 17 pour cent de tous les Canadiens ayant perdu la vie dans les collisions de la route, tandis qu'ils ne représentent que 12,7 pour cent de la population. En 1996, environ la moitié des Canadiens de 65 ans et plus faisant partie de ménages privés (environ 1,7 million) conduisaient une automobile, une fourgonnette ou un camion. Ceux qui vivaient dans de petites villes et en région rurale étaient les plus susceptibles de conduire un véhicule. Cela est peu surprenant lorsqu'on constate que les petites villes et les régions rurales ne disposent souvent que de peu ou pas de moyens de transport en commun ou de moyens de transport pour des besoins spéciaux. En outre, les gens vivant dans ces régions sont généralement plus éloignés des services de base que ceux qui demeurent dans des centres plus importants. Ainsi, pour conserver leur autonomie dans l'accomplissement de tâches habituelles, comme faire les courses et se rendre à des rendez-vous personnels, les aînés doivent avoir davantage recours à l'automobile. Le profil des conducteurs âgésLa majorité des conducteurs de 65 ans et plus n'utilisent leur automobile que quelques fois par semaine. Il s'agit surtout de déplacements relativement courts variant en moyenne de 11 à 17 km par jour. La plupart du temps, les aînés prennent leur voiture pour aller magasiner, ou encore pour se rendre à des rendez-vous personnels, comme une visite chez le médecin ou dans la famille, ou encore pour se rendre à de petites réunions sociales. Les hommes âgés, autant les résidents ruraux que les résidents urbains, sont beaucoup plus enclins à conduire une automobile que les femmes âgées. Les résultats de l'Enquête nationale sur l'utilisation des véhicules privés (ENUVP) de 1996 révèlent que dans la majorité (55 %) des ménages où le mari détenait un permis de conduire valide, il était l'unique conducteur du véhicule du ménage. Que la femme détenait un permis de conduire ou non faisait peu de différence, le mari effectuant encore la plus grande partie des déplacements en automobile. L'absence apparente d'expérience de la conduite automobile chez les femmes âgées de 65 ans et plus peut avoir des conséquences importantes, particulièrement dans les régions rurales et dans les banlieues qui ne sont pas desservies par le transport en commun. Les femmes ayant tendance à suivre leur mari peuvent, une fois seules, se rendre compte qu'à moins d'apprendre à conduire, elles devront réduire considérablement leurs activités, payer pour le transport ou s'en remettre aux autres pour leurs déplacements. Les problèmes de santé attribuables au vieillissement peuvent influer sur la conduite automobileAvec le temps, l'autonomie que procure le fait de posséder un véhicule peut être compromise par un état de santé qui se détériore, ce qui peut se répercuter sur la capacité de conduire de certaines personnes âgées. À titre d'exemple, les résultats de l'Enquête nationale sur la santé de la population de 1996-1997 ont révélé que chez les 75 ans et plus, 35 pour cent des hommes et 56 pour cent des femmes qui détenaient un permis de conduire souffraient d'arthrite ou de rhumatisme chronique, troubles pouvant rendre particulièrement difficiles les manoeuvres nécessaires pour effectuer des virages serrés ou encore s'incorporer dans le flot des voitures au milieu d'une circulation intense. En outre, environ la moitié des hommes et des femmes de 75 ans et plus qui détenaient un permis prenaient au moins trois médicaments au moment de l'enquête. L'usage simultané de médicaments multiples peut ralentir le temps de réaction d'une fraction de seconde, juste le temps qu'il faut pour éviter un accident. Cependant, une étude ontarienne a montré que, par rapport au nombre de kilomètres parcourus, les conducteurs plus âgés ont en fait approximativement autant d'accidents que leurs homologues de 16 à 24 ans. D'autres études ont montré que les conducteurs plus âgés avaient tendance à compenser les limitations dues à leur âge en conduisant sur de plus courtes distances, en évitant la conduite la nuit, les autoroutes à circulation dense et les centres-villes. Les gouvernements se préparentEn octobre 1999, le Conseil canadien des administrateurs en transport motorisé (CCATM) a tenu un colloque national sur le vieillissement et la conduite automobile à Ottawa, destiné à aider les gouvernements provinciaux et territoriaux à se pencher sur les questions naissantes ayant trait aux conducteurs âgés. Le Conseil canadien de la sécurité était un commanditaire du colloque dans le cadre duquel les participants ont cerné plusieurs dossiers :
Les recommandations et les priorités émanant du colloque tenu en octobre 1999 pourraient déboucher sur un programme-type national de gestion des conducteurs âgés élaboré par les gouvernements provinciaux et territoriaux. Sources : Tendances sociales canadiennes, Statistique Canada (le 9 septembre 1999) 1999 et après : Les défis d'une société vieillissante, Division du vieillissement et des aînés. La version intégrale du rapport est disponible sur Internet.
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