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Accueil > Nouvelles > Vol. XLIII, No 2, Avril 1999 > Formation en motocyclisme Information relative 

25 années de formation en motocyclisme au Canada

Pour s'attaquer au nombre élevé de collisions, décès et blessures dus aux motocyclettes, Transports Canada et l'industrie de la motocyclette accordèrent, en 1974, des fonds de lancement au Conseil canadien de la sécurité pour la mise sur pied d'un cours de formation à l'intention des apprentis motocyclistes, le premier en son genre dans le monde.

Aujourd'hui, 70 p. 100 des nouveaux motocyclistes au pays (85 p. 100 en Ontario) suivent En piste - Cours de formation en motocyclisme. Depuis 25 ans, plus d'un quart de million de motocyclistes apprentis et expérimentés ont suivi ce cours. Il est si bien coté, que la plupart des gouvernements provinciaux accordent le permis de conduire à ceux et celles qui l'ont réussi, sans leur faire subir aucun autre test. Le nombre d'accidents de motocyclette s'est drôlement replié. Le nombre de collisions mortelles est passé de 903 en 1973 à 120 en 1997.

Qui est impliqué dans les collisions et pourquoi ?

Le Dr Herb Simpson de la Fondation de recherches sur les blessures de la route au Canada attribue la baisse impressionnante des décès et blessures en motocyclette aux améliorations réalisées en matière de sécurité, et non à une baisse des risques. Étant donné que les chances de perdre la vie ou de se blesser lors d'une collision font de la motocyclette un moyen de transport plus ou moins risqué, la clé consiste donc à réduire les risques qu'une collision survienne. Des données démontrent que plusieurs facteurs sont en cause lors des collisions de motocyclette :
  • L'alcool : les motocyclistes qui ont bu, notamment ceux qui boivent en quantité considérable, représentent une part importante de ceux qui sont impliqués dans les collisions graves.
  • Non-détenteurs d'un permis : Il est ressorti d'une enquête réalisée auprès de 2 700 motocyclistes blessés mortellement ou gravement en Californie que deux tiers d'entre eux ne détenaient pas de permis de conduire valide. Dans le même ordre d'idées, le Motorcycle Rider Safety Council a noté que 30 p. 100 des motocyclistes blessés mortellement en Ontario ne détenaient pas de permis.
  • Pas de casque : En 1996, 41 p. 100 des motocyclistes qui ont perdu la vie au Canada ne portaient pas leur casque. Il s'agit d'un constat qui souligne l'importance du port du casque, notamment lorsqu'on tient compte du faible nombre de motocyclistes qui circulent sans casque sur les routes canadiennes !
  • Tort : Dans 65 à 70 p. 100 des cas, c'était le motocycliste qui était en tort : taux d'alcoolémie élevé, non-respect des dispositifs de signalisation et rouler sur la mauvaise voie. Ils étaient en tort dans seulement 9 p. 100 des collisions graves. La plupart du temps, l'automobiliste n'avait pas vu la motocyclette lorsqu'il effectuait un virage à gauche.

    Défis de demain

    Des statistiques préliminaires pour 1998 font état d'une hausse alarmante des collisions mortelles en motocyclette au Québec, en Nouvelle-Écosse et en Alberta.

    Mais comment peut-on améliorer la sécurité à motocyclette ? Le Conseil canadien de la sécurité croit qu'on doit s'attaquer sans tarder aux problèmes suivants :

    • équipement de protection plus efficace ;
    • visibilité accrue des motocyclettes et motocyclistes ;
    • sensibilisation plus importante au partage de la route ;
    • éducation et formation portant sur les compétences et les attitudes ; et
    • besoin pressant de cibler les motocyclistes présentant un risque élevé.

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    En piste : Cours de sécurité en motocyclisme

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