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Advenant une catastrophe, est-ce que votre école serait prête ? OTTAWA − Au lendemain du carnage à la Virginia Tech dans l’État de la Virginie, le Conseil canadien de la sécurité conseille fortement aux écoles de se doter d’un plan d’urgence efficace et de le revoir chaque année − de préférence au début de l’année scolaire. Chaque année, des collectivités au Canada et aux États-Unis sont frappées par des catastrophes qui peuvent prendre la forme d’attaques violentes, de phénomènes météorologiques violents ou de maladies virulentes. Peu importe la crise, un plan d’urgence peut sauver des vies, réduire les risques de blessures et de dommages aux biens et permettre à la vie de reprendre rapidement son cours normal.
Identification des risques Lorsque vient le temps d’établir un plan d’urgence, une école devrait tout d’abord établir quels sont les dangers auxquels elle peut être confrontée. Ces dangers peuvent être répartis en trois grandes catégories :
Le passé étant souvent garant de l’avenir, notez tout d’abord les situations d’urgence auxquelles ont dû faire face les écoles de la collectivité au cours des dernières années. Posez-vous les questions suivantes : Au niveau des catastrophes naturelles, est-ce que votre collectivité se trouve dans une zone d’inondation ? Est-ce que votre collectivité a connu par le passé de violentes tempêtes hivernales, des tornades ou d’autres phénomènes météorologiques violents ? Sur le plan des catastrophes technologiques, est-ce que l’école se trouve à proximité d’installations qui font l’usage de matières dangereuses ? Quel est l’âge du bâtiment ? Quelles sont les chances que l’école s’effondre, se retrouve inondée ou sans courant ? Les catastrophes d’origine humaine sont par contre plus difficiles à prédire. Y a-t-il déjà eu une alerte à la bombe, une lutte pour la garde d’enfants ou de cas d’intimidation malicieuse ? Essayez de déterminer les événements qui, bien qu’ils ne se soient jamais produits auparavant, pourraient se produire. Évaluation des risques La prochaine étape consiste à évaluer la fréquence et la gravité des risques. Quelles sont les chances que l’incident se produise ? S’il se produit, quelle pourrait en être la gravité ? Évaluer le niveau de risques peut vous être d’un grand apport pour établir les ressources nécessaires. Le tableau d’indices ci-dessous, élaboré par Gestion des urgences Ontario, permet d’évaluer les risques.
Les tempêtes de neige peuvent afficher une fréquence élevée accompagnée d’une faible gravité. En revanche, les tremblements de terre et les tornades pourraient avoir une fréquence faible mais un niveau de gravité élevé. La plupart des situations d’urgence sont de nature locale. Cela signifie que les défis que votre collectivité peut avoir à relever, tels que de graves intempéries ou une pandémie, sont probablement les mêmes que ceux auxquels votre école aura à faire face. Pour éviter de faire des erreurs durant la confusion qui peut régner lors d’une catastrophe, le plan d’urgence de votre école devrait s’harmoniser à celui de la collectivité. Comme il y a toujours de nouveaux risques qui nous guettent, il est important d’actualiser chaque année le plan d’urgence de votre école. Vous devriez, pour ce faire, discuter avec le coordonnateur de gestion des situations d’urgence de votre collectivité des mesures actuellement en place et de ce à quoi on s’attend de l’école dans une situation d’urgence. Par exemple, l’école pourrait être appelée à servir d’abri. Parer à toute éventualité Un plan de gestion des situations d’urgence devrait reposer sur les quatre piliers suivants :
Vous trouverez ci-dessous quelques points clés dont on devrait tenir compte dans chacune des catégories ; la présente liste n'est pas nécessairement complète. Prévention et atténuation
Préparation
Intervention
Rétablissement
Pour être efficace, un plan d’urgence doit être régulièrement mis à l’essai et pas toujours pour le même type d’incident. Faites participer les élèves et les parents à ces exercices. Affichez le plan dans un endroit central comme la salle des enseignants et gardez-en des exemplaires dans le bureau du directeur d’école, celui du gardien, celui du conseil scolaire ou dans un autre endroit protégé et accessible. Personne-ressource :
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© 2007 Conseil canadien de la sécurité |