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L’actualité du Conseil
Voici quelques problématiques auxquelles s’attaque le Conseil canadien de la sécurité (CCS).
Amnistie relative aux armes à feu
Outre la police, les professionnels de la santé et sécurité conviennent que les armes à feu contribuent grandement au crime, au suicide, ainsi qu’aux décès et blessures accidentels. La réduction du nombre d’armes à feu sauve des vies et prévient les blessures dans nos collectivités. Le CCS soutient énergiquement les programmes d’amnistie, qui réussissent à diminuer le nombre d’armes non voulues appartenant aux citoyens.
En juin 2005, un programme d’amnistie relative aux armes à feu a porté fruits au Manitoba . Outre la GRC, les membres de la police municipale, ferroviaire et militaire ont participé à ce projet public. Durant cette période, les citoyens ont remis 315 armes à feu (213 carabines, 66 fusils et 36 pistolets), 1 480 chargeurs individuels et 39 boîtes de munitions à la police, qui les a détruits. Après une flambée de violence par les armes à feu à
Toronto, le CCS a exhorté le gouvernement ontarien à imposer une amnistie similaire avec la participation des corps policiers.
Une hormone de l’alcool au volant ?
Les contrevenants chroniques, souvent atteints d’alcoolisme, causent la majorité des préjudices découlant de la conduite avec facultés affaiblies (CFA). Par conséquent, le CCS contribue à une étude sur les récidivistes de l’alcool au volant par le centre de recherche de l’Hôpital Douglas, rattaché à l’Université McGill de Montréal. (Consultez la page 3 du numéro de juillet.) Les facteurs de risque englobent une consommation problématique d’alcool, des antécédents familiaux d’alcoolisme, l’âge, le sexe, ainsi que des tendances antisociales et à la témérité.
Les chercheurs se sont attardés au cortisol, hormone du stress. Ils ont examiné le lien entre cortisol salivaire et antécédents de condamnation pour CFA. Les résultats préliminaires établissent un lien entre les concentrations de cortisol salivaire et les antécédents de CFA. Les prochaines étapes consisteront à déterminer si le cortisol contribue à prédire la CFA. Une démarche prometteuse de prévention est également à l’étude.
Réglementation intelligente
En 2003, le gouvernement canadien fondait un comité consultatif externe pour renouveler les règlements fédéraux du XXIe siècle. L’initiative de réglementation intelligente améliore la collaboration et la coordination entre les services fédéraux, et entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux. Elle vise également l’harmonisation des règlements internationaux. Ses principes directeurs sont l’efficacité, la rentabilité, l’opportunité, la transparence, la responsabilité et le rendement.
D’après le rapport d’automne 2005, le comité a élaboré des règlements influant sur la sécurité grâce aux recommandations formulées durant trois ans par les principaux intervenants, dont le CCS. Durant le processus, le CCS a exprimé ses préoccupations face aux aspects émotifs et politiques influençant la loi sur la sécurité, ainsi qu’à l’insuffisance des ressources permettant son exécution. Le CCS a également cité la nécessité d’accroître la gouvernance sans législation, grâce à l’éducation publique et à un changement d’attitude.
Changement horaire
En vertu d’un projet de loi énergétique, l’heure avancée se prolongera dès 2007 aux États-Unis. Elle s’étalera du deuxième dimanche de mars au premier dimanche de novembre. Les auteurs du projet de loi affirment que leur pays pourrait économiser au moins un pour cent sur ses factures d’énergie. Ils prévoient d’autres avantages, dont la diminution du crime et des décès causés par les accidents routiers, l’augmentation des loisirs et de l’activité économique, ainsi qu’une « impression » d’été prolongé.
Certaines juridictions canadiens ont décidé de suivre les Américains; le temps est une responsabilité provinciale et territoriale. Transports Canada enregistre davantage de blessures et de décès chez les piétons en fin d’après-midi, en automne et en début d’hiver, probablement à cause d’une réduction des heures de clarté durant les trois derniers mois de l’année. En raison des avantages sécuritaires potentiels, le CCS appuie la prolongation de l’heure avancée, et est fréquemment cité sur la question.
Suicide
Lors d’un exposé présenté au congrès d’octobre 2005 de l’Association canadienne pour la prévention du suicide, Émile Therien, président du CCS, a souligné que le suicide emporte davantage de Canadiens que les collisions routières, et qu’il doit devenir une priorité nationale. Il a cité le programme Vision sécurité routière, particulièrement fructueux au Canada, comme modèle d’instauration d’une stratégie nationale de prévention du suicide.
Au moment de leur décès, plus de 90 % des victimes du suicide souffrent d’un trouble psychiatrique, le plus souvent de dépression. Dans de nombreux cas, elles n’ont reçu aucun diagnostic ni traitement pour leur maladie. Les professionnels de la santé mentale doivent occuper les lignes de front pour s’attaquer aux causes du suicide par le traitement et les stratégies d’intervention auprès des personnes à risque, outre l’éducation publique. Le CCS est encouragé par l’annonce d’une nouvelle Commission canadienne sur la santé mentale, faite en novembre par le ministre fédéral de la Santé, avant le déclenchement des élections. Faire de la santé mentale une priorité nationale représente une première étape dans la lutte contre cette tragédie silencieuse que sont les décès et blessures auto-infligés.
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Prévention au Canada
(Janvier 2006)
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