Un programme de mesures correctives permet de réduire l'alcool au volant
Sur les 12 000 personnes ayant pris part à Bonne conduite, le programme ontarien de mesures correctives, depuis avril 1999, seulement une a dû reprendre le programme en raison d'une condamnation ultérieure. C'est ce qui est ressorti d'une enquête préliminaire réalisée auprès des participants au programme administré par le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CTSM) pour le compte du ministère ontarien de la Santé.
Au tout début de ce programme obligatoire, on craignait que les contrevenants se sentent froissés. La majorité des participants interrogés (86 %) ont toutefois affirmé qu'ils trouvaient le programme et les informations fort utiles, et les animateurs excellents.
En vertu du Code de la route de l'Ontario, les personnes reconnues coupables de conduite en état d'ivresse en Ontario se verront suspendre sur-le-champ leur permis de conduire. En vertu de ce même Code, les personnes reconnues coupables de conduite en ivresse au 30 septembre 1998 ou après cette date, doivent réussir le programme de mesures correctives Bonne conduite pour qu'on leur remette leur permis de conduire. Pour déterminer s'ils devront suivre le programme d'éducation ou le programme de traitement, tous les participants doivent se soumettre à une évaluation initiale d'une heure.
Le programme d'éducation de huit heures porte sur les points suivants : les effets de l'alcool et des autres drogues sur la sécurité et les compétences au volant ; les répercussions aux plans personnel et juridique d'une déclaration de culpabilité pour conduite en état d'ivresse ; de même que les moyens d'éviter de conduire en état d'ivresse. Le programme de traitement de 16 heures aide les participants à faire le point sur leur consommation d'alcool et de drogues, ainsi que sur les répercussions de cette consommation, et à en assumer la responsabilité ; prendre les mesures nécessaires pour réduire la consommation problématique d'alcool et de drogues ou à y mettre fin ; trouver des moyens d'éviter de faire des rechutes et à faire des choix plus sains ; et éviter de prendre le volant après avoir consommé.
Le programme comporte aussi une entrevue de suivi tenue six mois après que le participant a terminé le programme d'éducation ou de traitement pour qu'on puisse lui remettre son permis de conduire. Lors de cette entrevue de 30 minutes, on détermine dans quelle mesure le participant a atteint les objectifs et on renforce les stratégies mises au point au cours du programme pour éviter de conduire sous l'emprise de l'alcool.
Pendant que le Centre effectue une évaluation quinquennale en profondeur de Bonne conduite, le faible taux de récidivisme préliminaire abonde dans le sens d'autres recherches indiquant que les programmes de mesures correctives permettent de réduire avec succès le nombre de déclarations de culpabilité pour conduite en état d'ivresse, notamment lorsqu'ils sont conjugués aux sanctions de permis de conduire.
Centre de toxicomanie et de santé mentale, le 18 décembre 2001
Retourner en haut
|