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Accueil > Nouvelles > Vol. XLIV, No 2, avril 2000 > La sécurité au soccer  

La sécurité au soccer

L'équipe de soccer du Canada a pris le monde par surprise en février lorsqu'elle remporta la Gold Cup 2000. Fort de 120 millions d'adeptes à l'échelle mondiale, le soccer est le sport le plus populaire sur la planète. Cette victoire fera probablement augmenter le nombre de mordus du soccer au pays.

L'an dernier, le médecin des équipes de football et de soccer de l'Unversité McGill constata que les joueurs de soccer se blessaient plus à la tête que les joueurs de football. Le Dr Scott Delaney nota entre autres que certains joueurs de soccer avaient subi des blessures si graves qu'ils ne pouvaient jouer pendant une saison complète. Plusieurs d'entre eux allaient jusqu'à manquer des semaines d'école, incapables de suivre le rythme de leurs études dans des domaines plus avancés.

Frapper le ballon avec sa tête fait partie du soccer. Lors de ce geste, la tête du joueur heurte non seulement le ballon à plusieurs reprises, mais également la tête d'autres joueurs. Des études démontrent qu'un pourcentage surprenant de joueurs de soccer, soit plus de 81 de ceux ayant fait partie du test, avaient des troubles neuro-psychologiques d'attention, de concentration, de mémoire et de jugement. Jusqu'au tiers des joueurs examinés souffraient d'atrophie et de malformations du cerveau. Des résultats alarmants.

Le Dr Delaney classe les joueurs en trois groupes à risque élevé : ceux qui ont déjà eu une commotion cérébrale, les gardiens de but et les enfants. Le groupe des jeunes, passionnés mais peu expérimentés, est source de beaucoup de préoccupations. Ils ne savent pas comment frapper le ballon prudemment avec leur tête (à savoir juste au-dessus de la ligne de contour de la chevelure, et non sur le front ou le dessus de la tête). Les os de leur crâne sont plus minces que ceux des adultes, et leur cou plus fragile ne peut absorber ou répartir les chocs que subit la tête.

Le Dr Delaney recommande à ces joueurs de se protéger, non pas en portant un casque à coque dur, mais plutôt en portant un casque moins rigide tel qu'un casque de football en cuir. Il n'existe actuellement aucun dispositif de protection de ce genre sur le marché. Le Conseil canadien de la sécurité et le Dr Delaney espèrent donc qu'un fabricant saura relever ce défi.

Source : The Gazette, le 24 novembre 1999

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