Conditions des routes premier souci lors de la conduite hivernale
La neige, la glace et le froid. Voilà trois mots qui décrivent bien nos hivers. Malgré les intempéries, la majorité des Canadiens se sentent en sécurité sur les routes lorsqu'elles sont déneigées et déglacées. C'est ce qui est ressorti d'un sondage national commandé par le Conseil canadien de la sécurité.
- Dans le cadre de ce sondage Decima, on a demandé aux répondants dans quelle mesure ils étaient d'accord avec l'énoncé "Je me sens en sécurité quand je conduis en hiver, pourvu que les routes soient déneigées ou sablées ou qu'on ait épandu du sel. " Près de la moitié (46 pour cent) des répondants ont accordé une note de 10 sur 10. La moyenne était de 8,4 sur 10.
- La qualité de l'entretien des routes en hiver a obtenu une bonne note. Quarante-quatre pour cent des répondants ont évalué le dégagement de la neige et le control de la glace sur leurs routes comme plus qu'acceptable, à un niveau de 8 sur 10. La note moyenne globale était 6,9 sur 10.
- Pour ce qui est des facteurs qui rehaussent leur sentiment de sécurité sur les routes en hiver, la majorité des conducteurs (56 pour cent) ont mentionné les facteurs ayant trait à la route (routes déneigées, dégagées, sablées et déglacées, épandage de sel). Les Québécois et les résidents du Canada atlantique ont mentionné le plus souvent l'état de la route (environ 63 pour cent pour les deux), tandis que ceux de la C.-B. ont mentionné ce facteur le moins souvent (42 pour cent).
- Les facteurs humains, tels que les aptitudes au volant, les autres conducteurs, la vitesse, l'expérience et les conducteurs en état d'ébriété, ont été soulevés moins souvent, soit par 41 pour cent des répondants. Les facteurs humains figuraient en tête de liste chez les personnes qui conduisent le plus (au moins 300 km par semaine). À l'échelle régionale, les répondants en C.-B. ont mentionné les facteurs humains le plus souvent (mentionnés par 63 pour cent d'entre eux), tandis que les Manitobains et les Saskatchewannais les ont mentionnés le moins souvent (31 pour cent des répondants).
- Les facteurs mettant en cause les véhicules, dont l'entretien, les pneus et le genre de véhicule, ont été mentionnés par 32 pour cent des répondants à l'échelle nationale. Au Québec, environ 39 pour cent des répondants ont soulevé ces facteurs, comparativement à seulement 25 pour cent des répondants en C.-B.
" Il est évident que les Canadiens accordent une très grande importance à l'entretien des routes en hiver ", affirme Emile Therien, président du Conseil canadien de la sécurité. L'état de la route en hiver est la priorité numéro un pour le conducteur moyen.
Selon M. Therien, les responsables de l'entretien des routes sont conscients de cette priorité. Par exemple, l'Association des transports du Canada, qui regroupe des organismes chargés de l'entretien des routes, travaille à la rédaction d'un guide de gestion du sel pour l'entretien des routes en hiver.
M. Therien souligne que bon nombre de conducteurs ne possèdent pas de compétences de conduite préventive nécessaires pour composer avec le mauvais état des routes et les gestes dangereux que posent les autres usagers de la route. Il faut donc redoubler de prudence en hiver, notamment lorsque la chaussée est glissante parce qu'elle n'a pas encore été déneigée ou sablée ou parce qu'on n'a pas épandu du sel. Une étude menée en 1992 par l'université Marquette à Milwaukee a révélé que les collisions sont jusqu'à huit fois plus nombreuses avant le déglaçage qu'après.
Le Conseil canadien de la sécurité estime que le comportement des conducteurs est en cause dans 85 pour cent de toutes les collisions et blessures connexes. Ceci comprend la conduite en état d'ébriété, la vitesse, brûler les feux rouges et l'omission de porter une ceinture de sécurité ou d'utiliser un système de retenue pour enfants (ou le mauvais usage). L'état des routes joue toutefois un rôle critique.
Ce sondage Decima a été réalisé à partir d'entrevues téléphoniques menées entre le 1er mai et le 12 mai 1998. La marge d'erreur est de 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20.
La démographie des conducteurs
Ce sont les conducteurs les plus jeunes et les conducteurs les plus âgés qui conduisent le moins. Un nombre important dentre eux ont affirmé ne pas conduire du tout - 24 pour cent des répondants âgés de 18 à 24 ans et 35 pour cent des conducteurs ayant 70 ans et plus.
Les employés et les travailleurs autonomes conduisent le plus. À preuve, 59 pour cent des personnes occupant un poste à temps plein, parcourent 300 km ou plus par semaine.
Les routes les plus parcourues
À l'échelle nationale, 75 pour cent des répondants ont déclaré conduire souvent en ville. Plus de la moitié d'entre eux (56 pour cent) ont affirmé circuler souvent sur l'autoroute.
Les routes rurales sont les moins utilisées - sauf au Canada atlantique, où 65 pour centdes répondants ont dit les emprunter souvent.
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