![]() |
|||||||
|
|||||||||||
| Accueil > Nouvelles > Lettre du 25 juillet 2000 | |||||||||
Lettre du 25 juillet 2000 : La création d'une base de données sur les morsures de chien s'imposeL'honorable Allan Rock, P.C., député Je tiens par la présente à vous inviter à prendre connaissance de l'article ci-joint ayant pour titre « Morsures de chien », du numéro de juillet 1999 de PRÉVENTION AU CANADA, une publication réalisée par le Conseil canadien de la sécurité. Il s'agit d'un article qui a fait couler de l'encre. Il n'y a pas de doute que les morsures de chien constituent un problème majeur en matière de santé et de sécurité publiques au pays, et que tous les citoyens devraient en être conscients. Dans plusieurs pays, on se soucie de plus en plus des chiens dangereux qui errent dans les rues des villes et dans d'autres places publiques. Dans une récente émission de nouvelles nationale aux États-Unis, on a pu voir un reportage sur le nombre grandissant de chiens d'attaque dans ce pays et du problème considérable que ces chiens posent pour les agents publics et les citoyens. En Allemagne, l'histoire d'un jeune Hambourgeois de six ans qui avait succombé aux morsures d'un pit-bull dans sa cours d'école en juin dernier a soulevé un tollé national contre les chiens dangereux. Suite à ce tollé, les États allemands ont resserré les lois régissant la possession d'animaux (il s'agissait en effet du troisième décès en six mois attribuable aux morsures de chien dans ce pays). Hambourg, ville-État, a adopté les lois les plus sévères, interdisant trois des races les plus dangereuses. On exerce par ailleurs de plus en plus de pressions sur le gouvernement fédéral allemand pour qu'il promulgue une loi nationale. Et tout ça dans un pays dont les habitants sont reconnus pour adorer les chiens ! Il est ressorti d'un sondage d'opinion national que 74 pour cent des Allemands étaient en faveur d'une interdiction de l'élevage et de la possession de chiens dangereux. Il existe également des lois dans d'autres pays européens qui ciblent les chiens dangereux. Au Danemark, trois races, à savoir le pit-bill, le bull-terrier du Staffordshire et le dogue argentin, sont interdits depuis 1991. Il est interdit aux touristes d'amener ces chiens dans le pays, et même le dachshund peut être déclaré illégal si on prouve que le chien a été dressé pour attaquer. La Suède dispose de lois aussi sévères que celles du Danemark. En Angleterre, il est interdit d'importer et d'élever des chiens dangereux. En France, une loi qui est entrée en vigueur en janvier 2000 exige la stérilisation des chiens dangereux. Il s'agit d'une méthode visant à éliminer d'ici dix ans tous les pit-bulls en France. L'Angleterre dispose d'une loi semblable depuis 1991. Quant à l'Italie, elle compte adopter une telle loi cette année. Les lois adoptées par ces pays européens reconnaissent les préoccupations du public concernant les chiens agressifs qui posent un grand danger pour la sécurité publique. Quoique nous ne puissions faire de commentaires sur le nombre de chiens de combat au Canada, il semblerait qu'ils soient en assez grand nombre au pays. Si on se fonde sur l'expérience européenne, la mise sur pied d'une base de données fiable s'impose en vue d'établir le nombre de chiens de combat, de connaître toute loi en vigueur régissant l'élevage et la possession de ces chiens, de même que de connaître le nombre de décès et de blessures liés aux morsures de ces chiens. C'est seulement à ce moment-là que nous pourrons établir s'il nous faut effectivement plus de lois ou de nouvelles lois pour régir la possession et l'élevage de chiens de combat. Nous aimerions vous rencontrer, ainsi que vos représentants, afin de discuter plus à fond de ce dossier. Dans l'attente de votre appel, je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, l'assurance de ma considération distinguée. Le président,
|
|
© 2002 Conseil canadien de la sécurité |